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dimanche, 14 mai 2006

LA CÉRÉMONIE POUR JEANNE D'ARC

Samedi 13 mai, la Fédération Royaliste Provençale a célébré la mémoire de Jeanne d'Arc.
Après le dépôt de gerbe au pied de la statue de l'église des Réformés, Michel FRANCESCHETTI, président de la FRP, a prononcé l'allocution suivante.
“Comment peut-on être sévère pour les hésitations et les faiblesses de ce malheureux homme de 74 ans, si mal soutenu par un pays démoralisé, si mal entouré que ses conseillers et ses ministres se querellent entre eux, comme il arrive dans les affaires qui ne vont pas bien et où l’on s’aigrit?”.


Non, il ne s’agit pas de Chirac mais de Charles VII. En mettant 20 ans au lieu de 74, nous avons la situation, décrite par Jacques Bainville dans son “Histoire de France”, du “gentil dauphin”, en 1429, juste avant sa rencontre avec Jeanne d’Arc.
Faut-il une Jeanne d’Arc pour sauver Chirac?Celui-ci n’a-t-il pas dit, dans son allocution de mercredi 10 mai, que “Chacun doit être à la tâche, avec énergie, sans calcul, avec la seule obsession qui vaille, celle de l’intérêt national, celle de l’intérêt des Français.”?
Malheureusement, il a ajouté: “Ces principes sont ceux de la République. Ils nous éclairent et ils s’imposent à nous.”
Non, M. Chirac, pas d’accord: l’intérêt national et celui de la République ne correspondent pas, surtout quand vous dites cela pour défendre votre intérêt personnel, et celui-ci non plus ne se confond pas avec l’intérêt national.
L’intérêt national, c’est le Roi, et Jeanne nous l’a bien montré.

Jeanne d’Arc avait un projet politique clair qui est aussi le nôtre: amener le Roi au pouvoir. Elle a rencontré le dauphin et l’a convaincu de libérer Orléans et de se faire sacrer à Reims. Le projet de Jeanne d’Arc paraissait celui d’une hallucinée quand on voyait la situation de la France, divisée en factions qui s’étripaient, occupée en partie par des étrangers prétendant avoir tous les droits, et cela avec la bénédiction d’une partie de l’Eglise et des intellectuels de la Sorbonne. Situation proche de celle d’aujourd’hui.

Mais son projet a trouvé plus d’obstacles dans le camp national que chez l’ennemi.
Des spécialistes étaient tellement férus de leur spécialité que leur partie et leur métier leur cachaient tout le reste. Charles Maurras en fait la liste dans “Jeanne d’Arc, Louis XIV, Napoléon”.
-Les militaires (La Hire, Dunois, ...) voulaient aller vers la mer, conquérir la Normandie et couper l’armée anglaise de ses bases arrières.
-Les féodaux repliés du Nors étaient soucieux de retrouver leur terres occupées par les Anglais.
-Les religieux voulaient commencer par une expiation des péchés des Princes (et notamment de la vie privée du Roi) et du Peuple par des processions, des grands-messes, etc. Peuplée d’anges, la France aurait son roi et imposerait le respect aux autres puissances. Mais, “pour que Dieu donne la victoire, les gendarmes ont à batailler”.
-Les négociateurs, comme l’archevêque Regnault de Chartres, soutenaient de chercher d’abord l’alliance avec la Bourgogne.
-Les juristes voulaient d’abord qu’une assemblée de prévôts et de juges annule les ordonnances publiées par l’ennemi. Nous aurions ainsi eu le Droit pour nous.
-Les amis du peuple disaient qu’il fallait une levée en masse patriotique au lieu de laisser se battre des soldats professionnels peu nombreux et donc non représentatifs.
-Des démocrates auraient voulu une consultation des Français avant toute action.

Jeanne d’Arc a balayé tout cela. Elle dit: “Notre Dauphin, ne tenez pas davantage tous ces conseils si nombreux et si longs, venez vite prendre la couronne à laquelle vous avez droit”. Maurras l’a résumé par l’expression: “Elle dit: -Partons. On partit.”
Et le peuple, comme les docteurs, acclama le roi sacré.

Nous aussi, nous devons partir pour le roi, sans toujours ratiociner et se torturer les méninges.
Bien sûr, il ne s’agit pas de partir l’épée à la main mais avec des moyens adaptés au XXI° siècle. La ligne directrice est à garder toujours à l’esprit: agir pour le Roi.
Cela signifie ne pas agir pour les autres, pour telle ou telle faction. Les royalistes ne sont pas destinés à être les porteurs de banderoles ou les tirailleurs sénégalais de tel ou tel parti.
Agissons pour le Roi, nous agirons pour la France et pour Jeanne.

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