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mercredi, 18 octobre 2006

LES PRESIDENTIELLES, REMISE EN CAUSE DU SYSTEME FRANÇAIS ?

L’éditorial de Georges LATIL, paru dans “La Provence” de lundi 16 octobre, s’intitule “La France en panne”. L’approche de l’élection présidentielle en est la cause d’après ce journaliste qui écrit notamment:

“A quoi sommes-nous confrontés chaque jour? A un duel permanent de prétendants putatifs, les uns sérieux, les autres nettement plus délétères, sinon anecdotiques, farfelus, voire dangereux. A un gouvernement qui ne peut plus engager de véritables réformes de fond, tout en voulant donner l’illusion, c’est le moins, de maîtriser les choses. a un chef de l’Etat qui fait encore bonne figure sur la scène internationale, tout en rongeant son frein dans l’Hexagone, avec le seul espoir de posséder un ultime pouvoir de nuisance, de suffisance ou d’influence. Bref, à bien y regarder, la France est condamnée à être en panne jusqu’à l’élection présidentielle.”


Mais Gorges LATIL a-t-il raison de penser que la panne existe uniquement – ou même essentiellement - à cause de la transformation du septennat présidentiel en quinquennat ?

Il se demande à propos de ceux qui ont voulu cette réduction: “N’ont-ils pas le sentiment d’avoir ouvert une véritable boîte de Pandore? Qui voudrait, à l’instar du modèle américain, que la vie politique s’arrête un an, au moins, avant la fin de la mandature légale. Pour rentrer aussitôt dans une nouvelle campagne électorale.”
Nous pensons, quant à nous, que la durée du mandat présidentiel, si elle est bien une cause aggravante, n’est pas la cause principale des « pannes » de la France. Même avec un septennat à sept ou dix ans, les pannes existeront toujours. Le Chef de l’Etat ne sera pas davantage « l’homme de la Nation » dont le pays a besoin. Il restera un homme de parti, toujours fixé sur l’horizon électoral. Les réformes nécessaires et les politiques à long terme resteront problématiques. C’est pourquoi nous proposons de libérer la fonction de Chef de l’Etat des contingences électorales et d’y instituer un point de permanence et d’unité qui font aujourd’hui cruellement défaut à la France. Un tel régime – monarchique au sommet de l’Etat – apporte à plusieurs autres pays européens un élément de stabilité, de cohésion, d’impartialité des institutions qui manque manifestement à la France.  
Si ces élections appellent nos concitoyens à la réflexion sur ce point essentiel, elles pourront être utiles. Dans ce débat, nous ne manquerons pas, en tout cas, d’exposer nos raisons.

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