Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 04 février 2007

UN HOMMAGE EXCEPTIONNEL AU ROI LOUIS XVI

La commémoration de la mort de Louis XVI est devenue un temps fort de l'année marseillaise. Le 20 janvier, l'église St Vincent de Paul - les Réformés était remplie par des centaines de personnes, dont plusieurs élus municipaux, qui ont participé à une très belle messe et ont apprécié l'émouvante homélie du père Zanotti-Sorkine.

medium_messe_5.JPG

La messe a été suivie par un déjeuner pendant lequel le professeur Jean-Baptiste DONNIER analysa les aspects juridiques et politiques de la légitimité tandis que Jean-François MATTEI exposa les fondements philosophiques de la notion de légitimité .
Des vues de cette journée sont visibles dans l'album photos ci-contre.
Mais, plutôt qu’un compte-rendu détaillé, nous avons préféré laisser la parole à quelques participants.

-Annie LAURENT, écrivain, journaliste :
Ce qui m’aura le plus marqué lors de la commémoration de l’exécution du roi Louis XVI, le samedi 20 janvier, c’est la ferveur et le recueillement, la beauté et la gravité que l’on pouvait observer durant la messe pour le repos de l’âme du souverain défunt qui a été célébrée dans l’église Saint-Vincent de Paul. L’assemblée, plus nombreuse que prévu,


était comme saisie par le mystère qui se dégageait de la liturgie. Elle était aussi toute pénétrée des magnifiques paroles de l’homélie – d’une profondeur et d’une justesse inégalées - prononcée par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, curé de cette paroisse, situant « l’infâme exécution » dans sa perspective spirituelle.

- Alexandre. IMBERT, étudiant en lettres :
Il pourrait sembler incongru qu’à l’aube du XXI° siècle, les idées monarchistes aient encore quelque influence, en particulier sur les jeunes. Malgré tout, la crise de régime que nous vivons aujourd’hui, le désintérêt que nous inspirent les hommes politiques, marionnettes au service des machines électorales que sont les partis, et la crise de l’identité nationale nous conduisent à reconsidérer la validité de notre système politique. Et si la solution était la Monarchie plutôt que tout autre régime ? Car qui d’autre que le Roi est à même d’incarner la nation et de légitimer un régime politique?

- Jacques DAVIN, professeur :
Pourquoi assister en 2007 à une messe à la mémoire de Louis XVI? Quitte à ne pas plaire à tout le monde, je dirai tout net que ce n'est pas par admiration béate, masochisme religieux ou, plus subtilement, goût des sermons et musiques pompeux. Franchement, pour tout cela, il y a mieux ailleurs. Disons donc qu'il s'agit - pour moi - d'un acte politique. Après tout, chacun se fait une certaine idée de la France: il y a ceux qui la font commencer à la Révolution et la confondent avec les allégories de la République (résultat de cet idéalisme dévastateur: aujourd'hui elle est pour beaucoup un hall de gare, où il suffit de poser ses bagages) et puis ceux qui pensent la retrouver dans une histoire très longue, qu'aucune tragédie, même pas celle de 93, ne saurait occulter. Louis XVI a eu le malheur d'être roi en 93. Cela n'en fait pas un héros mais un symbole, celui d'un pays à qui l’on a fait une injuste violence?

- H.P., étudiant en droit :
La commémoration de cet acte fondateur des inversions modernes, célébrée par le père Zanotti-Sorkine, a fait trembler la terre sous les pavés de la Canebière.

- Henri PRABIS, professeur agrégé d’Histoire :
J’étais présent lors de la cérémonie religieuse commémorant la mort de Louis XVI à l’église St Vincent de Paul de Marseille.
Il y avait beaucoup de monde, une foule discrète et recueillie, de l’élévation surtout, sans slogans politiques, sans trémolos dans la voix, ni vieilles dentelles !
Etait-ce simplement pour marquer le souvenir de la mort tragique d’un roi sincèrement bon mais dépassé par les événements, que nous étions là ? Pas seulement. Ce drame, c’était aussi le passage d’une Europe monarchique, insouciante et cultivée à une Europe nationaliste, industrielle et militariste.
C’était un peu comme si, le temps d’un soupir, l’on était passé de Trianon à Verdun et à Stalingrad.

Les commentaires sont fermés.