Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 15 mars 2007

DEUX MANIFS, SINON RIEN...

Samedi 17 mars, les régionalistes d'Oc manifesteront, qui à Béziers, qui en Arles. Ce pourrait être sympathique complémentarité, malheureusement il s'agit plutôt de concurrence, voire d'hostilité…
En effet, il y a d'un côté les « Occitans », tenant d'une grande Occitanie unitaire, parlant une seule langue d'Oc, l'écrivant dans une graphie archaïque et réunis sous la Croix toulousaine.
De l'autre, les Provençalistes, à l'appel du Collectif Provence, tenant d'une spécificité de chacune des provinces d'Oc, réclamant des identités multiples, pratiquant la graphie de Mistral, graphie phonétique et donc non hégémonique et aisément adaptable à chaque parler, et refusant un jacobinisme occitan, de la même manière que les Occitans disent refuser le jacobinisme français…
Pour corser les choses, le Félibrige ira… à Béziers et non pas en Arles, car une partie du mouvement, Capoulié en tête, dans un attachement un peu trop crispé et littéral à certaines déclarations de Mistral à une époque où les contextes étaient complètement différents, une certaine partie du Félibrige ira jouer les supplétifs d'un occitanisme qui instrumentalise tout ce qui passe à sa portée…
Pour défendre un véritable régionalisme qui ne soit pas le faux-nez d'un jacobinisme occitan volontiers européiste et antifrançais, c'est donc en Arles qu'il faut se rendre samedi à 15 h, à la gare, même si nous continuons de penser, avec Maurras, que le « régime centralisé est consubstantiel en France au régime républicain… »

medium_affiche_gif.gif

Les commentaires sont fermés.