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samedi, 19 mai 2007

JEANNE D'ARC HONORÉE À MARSEILLE

Samedi 12 mai, un soleil quasi-estival brillait sur Marseille lors de la cérémonie en l’honneur de Jeanne d’Arc. La Fédération Royaliste Provençale maintient cette tradition qui est une des marques de l’identité française.
Après le dépôt d’une gerbe au pied de la statue placée devant l’église des Réformés, Michel FRANCESCHETTI, président de la FRP, a prononcé le discours suivant:

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“Certains peuvent dire que l’hommage à Jeanne d’Arc est une cérémonie passéiste.
Mais Jeanne n’est pas passéiste. Elle est à la mode. Elle est d’actualité. Monsieur SARKOZY l’a fort bien évoquée lors de la campagne électorale, le 24 avril à Rouen. Utiliser ce texte ne signifie pas un ralliement au nouveau président de la République. Mais ce texte contient de nombreuses idées intéressantes. Je ne vais pas lire tout le discours, seulement les parties les plus significatives.
“Comment être à Rouen et ne pas penser à ce que Barrès disait de Jeanne : “Êtes-vous catholique ? C’est une martyre et une sainte que l’Eglise met sur les autels. Êtes-vous royaliste ? C’est l’héroïne qui a fait consacrer le fils de Saint Louis par le sacrement de Reims. Pour les républicains, c’est l’enfant du peuple. Enfin, pour les socialistes, ils ne peuvent oublier qu’elle disait: “J’ai été envoyée pour la consolation des pauvres et des malheureux.”
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Jeanne dépasse tous les partis, nul ne peut la confisquer. Jeanne, c’est la France. (...)
Nous sommes les héritiers d’un grand pays qui a de grands écrivains. Quand Malraux parle de Jeanne, on est fier de la France et des Français.
J’en entend déjà dire: mais pourquoi reparler de cette vieille histoire ? Il y en a toujours qui ne comprennent rien, alors un petit coup de “stabilo boss” et ça va mieux… (...)
Si un candidat à la présidence de la République française ne parle pas de la France, de quoi devrait-il parler ? Et quand on parle de la France, si l’on ne parle pas de son histoire, c’est que l’on ne connaît rien à la France, donc pas qualifié pour la représenter. Voilà la vérité.
Si l’on n’en parlait plus de Jeanne d’Arc, c’est parce qu’il était devenu presque impossible de parler de la France. Ou peut-être parce que l’on avait pris tellement l’habitude de la dénigrer qu’il était devenu impossible d’évoquer celle qui lui avait donné son plus beau visage, qui était un visage de pureté et d’innocence.
Nous avions abandonné Jeanne d’Arc non parce que nous avions honte d’elle, mais parce qu’un grand nombre avait fini par avoir honte de la France, de son histoire et de ses valeurs.
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La France ne pouvait pas être sainte puisqu’elle était chargée de tous les péchés de la Terre. Voilà l’erreur historique qui a conduit un certain nombre d’entre nous pendant des années.
C’est conscient de cela que j’ai voulu remettre la France au cœur de la politique française. (...)
C’est l’incapacité croissante de la nation à protéger qui nourrit l’exaspération sociale.
C’est l’affaissement de l’identité française qui nourrit la crispation identitaire.
La France, c’est un art, c’est une culture, c’est une manière d’être et de penser.
La France, c’est la pensée claire, c’est la raison, c’est l’esprit des Lumières.
C’est aussi 2000 ans de christianisme, 2000 ans de civilisation chrétienne. Je n’ai pas l’intention de renier cet héritage chrétien dans l’histoire de France. Je sais, cela ne se fait pas. Trop tard, c’est fait.
La France, c’est Saint Denis, c’est Reims, c’est Domrémy, c’est le Mont Saint-Michel.
La France, c’est Dieu sorti de la pénombre du sanctuaire où l’art roman l’avait enfermé pour être offert à la lumière des cathédrales. Cathédrales qui font la fierté des villes.
La France, c’est la morale laïque qui incorpore 2000 ans de valeurs chrétiennes.(...)”
Voilà ce qu’a dit le Président élu. Bien sûr, il ne s’agit que d’un discours électoral. Mais les discours électoraux sont dits pour obtenir l’adhésion des électeurs. On ne prend pas les électeurs à rebrousse-poil. Donc, ce texte correspond à ce que sentent et ressentent de plus en plus de Français.
Les Français en ont assez d’être culpabilisés et de supporter la repentance. Ils veulent être fiers de leur histoire et de leur nation. Ils veulent revenir aux réalités concrètes, charnelles, de leur identité. Ils veulent retrouver leurs racines.
Alors, Monsieur SARKOZY en a tenu compte dans ses discours. Ses actions suivront-elles ses discours? Nous le verrons bien mais nous serons là pour lui rappeler ses textes.
Comme Jeanne avait accepté parmi ses capitaines aussi bien des princes que des aventuriers, nous pensons qu’il ne faut exclure personne de ceux qui disent vouloir mettre fin à “la grande pitié du royaume de France”.
Mais, comme Jeanne, nous savons que combattre ne suffit pas. Pour être efficace, le combat doit aboutir au sacre de Reims. Pour être efficace, nous ne devons jamais oublier de parler et d’agir pour le Prince qui vient. Et le Prince viendra.”
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