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jeudi, 21 juin 2007

DÉCEPTION ET TENSION

“Déception et tension”, voilà les sentiments qui prévalent à l’annonce de la composition du nouveau gouvernement FILLON. S’agit-il des militants de gauche qui se rendent compte que la droite sarkozienne attire certains de ses éléments? S’agit-il des Français qui ont voté SARKOZY pour avoir un gouvernement franchement de droite et chez qui l’ouverture ne passe pas? Pas du tout. Ces réactions sont, d’après “La Provence” du 20 juin, celles des élus UMP de Marseille. MUSELIER, TEISSIER, BLUM auraient bien apprécié un poste ministériel. Leurs arguments? Ils ne mettent pas en avant d’éventuelles grandes qualités mais ils disent que leur présence peut orienter des mannes financières vers Marseille. Surtout, les Marseillais ayant élu 6 députés UMP sur les 8 de la ville, ils méritent une récompense.
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Mais quelle est la raison d’être d’un gouvernement? De faire plaisir aux copains? D’être la représentation du pays (mais dans ce cas à quoi sert l’Assemblée Nationale?).? Ou de former une équipe de personnes compétentes pour permettre au pays de développer au mieux ses possibilités?
C’est dans cet esprit que l’on peut admettre la nomination de personnalités venant de la gauche ou de la “diversité”. Si celles-ci fournissent un travail sérieux, dans le sens des promesses électorales de l’actuel Président de la République, leur choix , même surprenant, peut se comprendre.
Après tout, M. SARKOZY n’est-il pas “le président de tous les Français”? C’est là que le bât blesse. Cette volonté de rassemblement a été énoncée par tous les locataires de l’Elysée. Mais chaque président, étant élu au suffrage universel, est toujours l’élu d’un clan contre un autre clan. Il est donc normal que ses partisans, qui ont fourni des efforts pour le mettre au pouvoir, réclament des récompenses. Quant au clan vaincu, il ne peut qualifier que de “traîtres” ceux de ses amis qui se mettent au service du vainqueur.
La monarchie évite ce péché originel car elle n’est pas sous la pression des impératifs électoraux. Un roi peut avoir un gouvernement qui gouverne et pas qui représente ou qui reçoit une récompense. Il peut même comporter des étrangers (comme Mazarin) ou des étrangers non-catholiques (comme Necker). Ce gouvernement peut avoir la durée nécessaire pour s’attaquer aux questions les plus graves sans être préoccupé par le calendrier électoral. Contrairement à un président, le roi n’a pas à faire ce qu’il a promis mais à réaliser ce qui est le mieux pour son pays. Rien de plus actuel.

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