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mercredi, 17 octobre 2007

Un Prince soucieux des questions environnementales

L’attribution du Prix Nobel de la Paix à l’ex-vice-président américain Al GORE récompense une très bonne campagne 8f8467ab71cc543d041b6ac421bf2eb6.jpgmédiatique mais qui ne va pas très loin. Il est important de préciser la notion d’écologie et de réfléchir aux conditions d’une politique écologique.
Dans un article publié sur le site de la Restauration Nationale, P. Courcoural a résumé la position du duc de Vendôme sur ce problème.


Le prince Jean multiplie depuis quelques années les voyages et les interventions où se manifeste son souci pour les questions environnementales. Le 26 juillet 2007, il était en Bretagne pour une conférence sur l’expédition qu’il fit en Arctique souhaitant ainsi contribuer « à la sensibilisation de l’opinion sur les effets du changement climatique dont les pôles sont des témoins malheureusement privilégiés ».
« Il est indispensable que je m’intéresse à toutes les grandes questions qui touchent de près notre société » considère le Prince. L’impératif écologique en fait partie.
On sait qu’il y a plusieurs façons de considérer l’écologie : Il y a celle qui s’apparente à une entreprise de culpabilisation de l’homme et manie l’alarmisme à des fins électorales. Et il y a celle qui se fonde sur le travail scientifique et n’oublie pas que l’homme est sujet de la nature. C’est évidemment à cette écologie de progrès que vont les soucis du prince Jean.
A vrai dire, la bonne écologie renvoie à des valeurs qui sont traditionnelles : les notions d’héritage, d’ordre naturel, de nature humaine. Elle tourne le dos aux idéologies (mythe du bon sauvage, individualisme…) et pousse à ce qu’on peut appeler avec le professeur Hautebert un retour au réel, c’est-à-dire la prise en compte d’une nature réelle, avec ses lois dont il est vain de vouloir s’affranchir. L’existence de l’homme excluant l’équilibre absolument naturel, il convient de veiller à respecter au mieux les lois de la nature tout en permettant à l’homme de satisfaire ses besoins. La visite que la Prince a faite au site de Cadarache en juillet 2006 n’est donc pas en contradiction avec ses soucis écologiques. Au contraire, elle est un encouragement à une énergie indéfiniment renouvelable et sans aucun effet de serre. Le vrai défi écologique est dans ce domaine de concilier le besoin en énergie avec la sauvegarde des écosystèmes.
La protection de l’environnement nécessite une volonté dont la tâche serait d’intégrer ce souci dans une politique à long terme de préservation du patrimoine naturel, et d’amélioration du cadre de vie humain, dans le respect de la nature et de la dignité de l’homme. Ceci ramène au Bien commun qui est sans doute le souci central du Prince Jean, avec son corollaire qui est le service.
Une véritable politique écologique a besoin d’être servi par un État suffisamment stable pour permettre une œuvre de longue haleine, assez indépendant pour neutraliser les abus de certaines féodalités industrielles, productivistes ou technocrates, et assez sûr de lui-même pour faire relayer ses efforts par des pouvoirs publics décentralisés. La tâche suppose donc un pouvoir fort plus soucieux de persévérance dans l’action que de rentabilités médiatiques. Il est dans la nature d’un Prince national de pouvoir incarner un tel État.

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