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mardi, 18 décembre 2007

Du colonel au top-model

Tous les médias se précipitent pour évoquer la liaison du président de la République avec Carla BRUNI. Gilles DAUXERRE, dans "La Provence" de mardi 18 décembre, reconnaît que le débat n'a pas duré longtemps dans sa rédaction pour décider de publier l'information.
Le journaliste explique qu'il n'est pas dupe de "cette manière de gouverner par la mise en scène permanente de l'action présidentielle" et qu'il "faudrait être naïf ou hypocrite pour croire, ou laisser croire, que cette médiatisation n'est pas organisée, ou au moins maîtrisée". Dans le même journal, le sociologue Denis MUZET remarque que cette annonce "est une manière de rebondir pour celui qui vient de traverser les épreuves des conflits sociaux et d'essuyer les critiques sur la visite de KADHAFI".
La même idée est émise de façon plus triviale sur un blog du JDD: "SARKOZY nous prend pour des MICKEY": "Pour tourner la page de la visite encombrante du guide libyen qui s'est régalé à humilier une semaine durant son hôte, il fallait trouver un truc maousse pour reprendre la main."
Mais s'attarder sur le personnage SARKOZY ne suffit pas. Le président actuel ne fait que tirer les conséquences pratiques pour la république de l'évolution de l'information. En république, il a toujours fallu tenir l'opinion pour être réélu ou simplement pour garder un pouvoir solide. Autrefois, le centralisme et la distribution des prébendes jouaient ce rôle. Maintenant, avec l'importance prise par les divers moyens d'information, il est indispensable de contrôler les médias et, surtout, d'alimenter ceux-ci avec des scoops à la chaîne pour hypnotiser les citoyens, les tenir en haleine de façon permanente et donc de les empêcher de réfléchir. Tout à fait à l'opposé d'une monarchie qui a le temps devant elle.

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