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vendredi, 21 décembre 2007

Religion et détournement de publicité

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap, vient de faire sensation en utilisant une publicité de bière pour annoncer les prochaines célébrations, le 4 mai 2008, de la reconnaissance officielle des apparitions de la Vierge Marie à Benoîte RENCUREL, en mai 1664, au Sanctuaire de Notre-Dame du Laus dans les Hautes-Alpes.
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Pour une fois, ce ne sont pas les publicitaires qui ont recours aux images à caractère religieux, mais l’Eglise qui utilise une image publicitaire pour transmettre son message. Méthode qui peut surprendre mais qui est nécessaire si l'Eglise veut montrer sa présence dans un monde sécularisé. Pour plus d'informations au sujet du sanctuaire de Notre-Dame du Laus, cliquez ici ou .

L’affaire Rencurel : la christianophobie appliquée en Provence

Cette médiatisation est aussi une réponse à la minable querelle provoquée l'an dernier qu'il est bon de rappeller.

Comment une jeune habitante des Alpes du XVII° siècle a-t-elle pu en octobre 2006 déclencher la rédaction de plusieurs articles sulfureux, des réponses fermes et enfin la mobilisation des autorités du Conseil général des Hautes-Alpes ? Le réponse tient en quelques mots : elle a été sincèrement et profondément catholique !


L’affaire tient en trois actes :

1- Le Conseil Général l’a incluse dans les personnalités du département qui ont marqué l’histoire, présentées dans un dictionnaire général distribué à tous les collégiens du 05. Or voilà qu’une enseignante d’un collège public ouvre malencontreusement ce dictionnaire à l’article concernant Benoîte et y lit : Benoîte « eut de nombreuses apparitions de la Vierge pendant 54 ans ». Prise d’un haut-le-cœur, elle s’empresse de fulminer contre cette affirmation de la présence mariale dans son département. L’affaire obtient un article dans "le Dauphiné libéré" puis dans "la Provence". La hussarde attaque la fermière au nom des grands principes de la République, et donne le cœur de sa motivation : « l’école- et la République – sont laïques et n’affichent aucun dogme religieux comme vrai ». Après avoir asséné ces « vérités » laïcistes, elle donne le coup de grâce à Benoîte en exigeant d’ « éliminer cette pauvre fille (sic !) de la liste des personnages importants du département ».

2- Au nom de son droit de réponse l’évêque de Gap, Mgr DI FALCO, rédige une tribune où il révèle l’ignorance crasse de l’enseignante en matière religieuse, puisqu’elle amalgame ces apparitions au dogme catholique, ce qui est absolument faux. C’est un phénomène indépendant de la foi des croyants. « C’est sans doute pour éviter une telle ignorance qu’il n’est pas inutile que l’histoire religieuse du département… soit présentée aux collégiens des Hautes-Alpes ». Mais surtout il pointe du doigt le « révisionnisme » que ces propos illustrent. Il s’agit d’effacer tout ce qui a trait au catholicisme en France et en Europe.

3- Finalement, la présidence du Conseil général a annoncé une révision de l’article pour l’année suivante. D’aucuns attendaient ensuite sa censure complète, avant la disparition de Notre-Dame-du-Laus des cartes IGN !


Cette courte affaire révèle le phénomène qui ronge la France actuelle : la République brade l’identité française ! Selon un schéma malheureusement courant, un groupe de pression minoritaire réussit à faire avancer la « christianophobie » (M. de Jaeghere) en en appelant aux principes républicains. Les élus répondent alors favorablement à cette minorité en vertu d’une interprétation radicale de la laïcité tendance laïciste (c’eut pu être l’égalité transformée en égalitarisme universaliste ou la liberté version libertarisme !). Et, à leurs yeux, un évêque ne vaut pas une militante gauchiste ! Pour freiner cette évolution, il faut nous montrer attachés à notre histoire, mais, pour détruire le système, il nous faut la monarchie, « et pour la France, il faut un roi » !

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