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dimanche, 17 février 2008

L'O. M. et le Kosovo

004418314ae315c3488d87d434dd46a3.jpgL'article de "La Provence" de dimanche 17 janvier annonçant la quasi-certaine indépendance du Kosovo est accompagné d'une réaction de Lorik CANA, capitaine de l'Olympique de Marseille.


Ce footballeur est tout à fait qualifié pour parler de cette région puisqu'il est né en 1983 à Pristina, la capitale de ce nouveau pays, qu'il a dû fuir avec sa famille en 1992 pour la Suisse avant d'aller en France.


Il exprime le sentiment de la majorité kosovar albanophone:


"C'est quelque chose qui me fait très, très plaisir et que nous attendons depuis des siècles. Il faut se servir de cette indépendance pour progresser. Je suis heureux pour ma famille et ceux qui sont là-bas. Les gens le méritent. Je suis très fier qu'on arrive à l'indépendance".


Il est à remarquer que CANA est également capitaine de l'équipe nationale d'Albanie, alors qu'il est originaire d'une ville qui n'est pas dans ce pays. Est-ce à dire que ce nouvel Etat n'est qu'un faux-nez de l'Albanie et va ensuite se fondre avec elle? Il est certain que cette indépendance peut entraîner une réaction en chaîne de désirs d'indépendances, comme le montre le blog Lafautearousseau, dans les Balkans ou ailleurs.

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L'instabilité qui s'ouvre a été voulue par les Américains qui veulent faire plaisir à leurs alliés arabes. Les manifestants qui fêtent l'indépendance sont logiques en mêlant drapeaux albanais et américains.

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François-Georges DREYFUS, collaborateur à "POLITIQUE MAGAZINE", a tout récemment fourni une analyse de ce problème qu'il faut lire.

Quant au gouvernement français, la réaction immédiate de Bernard KOUCHNER a été: "Bonne chance au Kosovo" (...) "Il ne faut pas prendre les choses au tragique. Ce n'est pas un fracas, ce n'est pas une déchirure. C'est un début, il n'y avait pas d'autres possibilités" (Déclaration à la presse, dimanche 17 février). Autrement dit, nous acceptons la volonté des Américains et la création d'un État musulman en Europe.

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Avons-nous encore une politique étrangère soucieuse des intérêts français? Mais il est vrai que nous sommes en République et dans une République heureuse de se suicider en ratifiant le traité de Lisbonne.

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