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vendredi, 21 mars 2008

L'AMBIGUÎTÉ DES ÉLECTIONS

"La vague rose se brise sur GAUDIN", titrait l'édition marseillaise de "20 minutes" lundi 17 mars. "La Provence" du même jour constatait: "Une vague rose déferle sur la France sauf dans le sud". Existerait-il une particularité électorale dans le Midi?


LA GAUCHE N'A PAS GAGNÉ
En fait, l'expression "vague rose" est ambiguë car, si la droite a bien connu de grands échecs aux élections municipales et cantonales qui viennent de se dérouler, la gauche n'a pas gagné par une véritable adhésion aux idées de gauche. De nombreux Français ont profité de l'occasion pour lancer un avertissement à SARKOZY, et surtout pour sanctionner son comportement "people" et lui rappeler ses promesses électorales.
Même si ces élections étaient destinées à désigner les gestionnaires des collectivités locales, elles ont servi de "défouloir" pour des questions nationales.
Les candidats de droite ont également été battus à cause de leurs divisions (ainsi à Carpentras) et à cause du jeu très trouble du MODEM (au sujet duquel "Le Canard Enchaîné" a écrit que François BAYROU a ouvert "un centre commercial").
LE TRAVAIL FINIT PAR PAYER
Par contre, la droite, et particulièrement dans les départements du sud, a bien résisté quand elle avait des candidats bien enracinés et faisant un bon travail local, comme par exemple à Aix, Avignon, Marseille ou Toulon, pour évoquer les villes les plus importantes. La gauche a même connu des échecs cuisants, comme à L'Isle sur Sorgue, Pertuis ou à l'ancien fief communiste de Sartène. L'étiquette politique n'a d'ailleurs pas d'importance quand on travaille, ce qui a permis au maire radical de gauche de Gap d'être réélu avec cette fois l'investiture UMP.
Le sud voit même le département des Hautes-Alpes passer à droite et la majorité de droite conforter sa domination au conseil général de Corse du Sud.
L'enracinement et le travail quotidien donnent de bons résultats, qu'il s'agisse du couple BOMPARD qui dirige maintenant les communes d'Orange et de Bollène ou des gauchistes qui, sous l'impulsion de Samuel JOSHUA, représentant le trotskysme marseillais depuis quarante ans, ont obtenu 7,5 % des voix et ont contribué à la victoire PS dans dans le premier secteur de Marseille. Etre sur le terrain finit toujours par payer.
TOUS PAREILS?
Qu'ils soient de droite ou de gauche, les élus locaux n'ont pas beaucoup de liberté d'action et Luc BRONNER, dans "Le Monde" du 16 mars, montre bien que "la gestion des grandes villes reste marquée par un certain pragmatisme" et que les équipes municipales ont finalement la même pratique. Le système républicain nivelle les étiquettes.
DANGER POUR LE SYSTÈME
Le fait le plus important de ce scrutin est passé sous silence: seulement 65% des citoyens ont voté, chiffre le plus bas depuis la création de la Cinquième République. Le site Les Manants du Roi donne les chiffres de l'abstention dans les différents types de scrutin et conclue: "Nos institutions, quel que soit le jugement que nous pouvons porter, ne sont plus respectées, d’autant plus facilement que les Français se détournent de la vie de la cité, petite ou grande…" Les Français se fatiguent des divisions partisanes et des promesses non tenues. Les "responsables" politiques devraient y apporter plus d'attention qu'à l'élection ou à l'échec de tel ou tel apparatchik.

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