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mardi, 01 avril 2008

FAISONS LE POINT

On trouvera ci-après le texte de l’intervention de Maître Georges Rousseau au banquet ayant suivi le Colloque organisé à Paris par la
Restauration Nationale le samedi 29 mars .


Je vais peut-être vous étonner, mais je trouve que la période que nous traversons en ce moment est une des période les plus fécondes qu’ait connu depuis trente ans La Restauration Nationale, le mouvement royaliste héritier de l’Action française.


Notre presse
Non seulement la Restauration Nationale a poursuivi avec succès ses activités traditionnelles, mais elle y a ajouté des formes nouvelles, telles que les «cafés politiques» de nos amis provençaux ou les sorties champêtres de certaines de nos fédérations. Notre presse, de son côté, s’est développée de manière importante. Vous le savez, elle compte maintenant trois titres: le magazine mensuel «Politique Magazine», qui s’adresse un large public cultivé, le journal bi-mensuel «Restauration Nationale», organe proprement dit de notre Mouvement, et la revue trimestrielle «La Nouvelle Revue Universelle», qui vise principalement les milieux universitaires et intellectuels.

Nouveaux vecteurs
A cette forme traditionnelle de presse écrite s’est ajouté depuis quelques années un vecteur plus moderne. Je parle du site Internet de la Restauration Nationale, toujours très actif, et de tous les autres sites, blogs et lettres électroniques créés par nos fédérations, qui donnent une image très vivante des préoccupations des royalistes. Enfin, pour la première fois depuis la Libération, nous possédons notre maison d’édition, «Les éditions de la Colombe», qui commence avec prudence à éditer des ouvrages intéressants.

Tromperies et désillusions
Mais une deuxième source d’optimisme vient de la situation politique de notre pays. Combien de fois au cours de la Cinquième République certains de nos sympathisants ont-ils été tentés de rallier les rangs démocrates, trompés par les espoirs fallacieux déclenchés par tel ou tel homme politique doté d’une «aura» un peu plus attirante que celles de ses congénères? Cela a encore été le cas il y a huit mois lorsque Monsieur Sarkozy, alors candidat, disait qu’il fallait être fier de la nation française et ne pas se vautrer dans la «repentance». Moyennant quoi, il a été élu par 55 % des voix, raflant au passage une bonne partie de l’électorat du Front National. Mais il n’a fallu que six mois pour que les yeux de beaucoup d’électeurs se dessillent: non seulement, comme c’est l’habitude en démocratie, beaucoup de promesses électorales ne seront pas tenues, mais elles ne pourraient, en toute hypothèse, pas l'être, étant donné la situation économique et financière catastrophique de notre pays. Par ailleurs, la vitesse, voire la trépidation de notre nouveau Président, et pour tout dire son style «Bonaparte au pont d’Arcole», ne fait plus recette… Enfin, la fameuse ouverture à gauche, en direction des Attali et autres Kouchner, trouble les esprits dans l’électorat de Monsieur Sarkozy au moins autant que chez les socialistes. Dans la démocratie à la française, il n’y a pas, il ne peut pas y avoir, de consensus ou d’union sacrée, il n’y a que le combat entre les clans et la discorde entre les citoyens.

La vraie question
Tout cela fait réfléchir nos concitoyens… A force de parler de «monarchie», même élective, on se pose la question: pourquoi pas revenir à la «vraie» monarchie, au régime qui fait gagner la France? L’original vaut toujours mieux qu’une pâle copie! Alors, pourquoi ne pas revenir à la monarchie traditionnelle, héréditaire, anti-parlementaire et décentralisée, selon la définition de nos maîtres, mais bien sûr, modernisée et adaptée à notre temps?

Le reste dépend de nous, de notre travail, de notre intelligence et de notre discipline ! Alors, retroussons nos manches, l’enjeu en vaut la peine, ce n’est ni plus ni moins que le salut de la Nation!
Georges Rousseau

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