Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 22 avril 2008

L'affaire du "Ponant": piraterie ancienne et actuelle

Quelques saines vérités historiques sont rappelées par le professeur Jean CHELINI, fondateur de l'Institut d'Histoire et de droit canon, dans un "Point de vue" publié par "La Provence" de dimanche 20 avril. Le titre en est "Le retour des Barbaresques".

L'attaque du"Ponant" par des pirates au large de la Somalie nous rappelle brutalement qu'à l’intérieur des pays où le pouvoir politique vacille, les brigands coupent les routes et les pirates infestent les côtes.


133448331.jpg Aux XVIIe et XVllIe siècles, dans les états barbaresques qui échappaient de fait à l'autorité du sultan, sur toute la façade méridionale de la Méditerranée, de Gibraltar à l’Egypte, foisonnaient des bandes de pirates, bénéficiant de la complicité tacite des pouvoirs locaux. Ils prenaient les bateaux marchands à l'abordage, pillaient les cargaisons et emmenaient les matelots survivants et les passagers en esclavage. La flotte de l'ordre de Malte et la marine royale coopéraient pour combattre les Barbaresques, sans, réussir à éliminer totalement les pirates qui trouvaient refuge sur leurs côtes. En dernier ressort, des ordres religieux recueillaient des fond en Europe pour racheter les captifs sur les marchés du Maghreb. La sécurité revint au milieu du XIXe siècle, après la conquête de l'Algérie par la France. 1100036866.jpg
Aujourd'hui, spectaculairement, l'insécurité s'est transportée dans la Mer Rouge, le Golfe d'Aden, sur la côte somalienne dans l'Océan Indien, ainsi que dans le Golfe Persique. Comment se débarrasser de ces nouveaux Barbaresques? L'intervention rapide des forces navales et aériennes françaises a permis d’intercepter à terre, dans le désert somalien, une partie des pirates et du butin.C'est clairement dans ce sens qu'il faut organiser la riposte et mieux encore la prévention!
N'est-il pas possible que par délégation des Nations Unies, en accord avec la Somalie qui semble disposer à le donner, des actions concertées soient menées à partir de Djibouti pour anéantir les bases maritimes et terrestres de ces bandes, détruire leur flottille et que, par ailleurs, soient repérés et gelés les comptes où sont déposés les produits de leurs rapines ? Serions-nous, au XXIe siècle, épaulés par les instances internationales, moins efficaces que la flotte de la Religion (c'est ainsi que l'on appelait la flotte de Malte dans la Méditerranée) et la Royale réunies?




Les commentaires sont fermés.