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lundi, 30 juin 2008

La France est une grande puissance

Les collégiens qui se sont présentés au brevet des collèges de cette année ont été gâtés pour l'épreuve d'Histoire-Géographie. Un des deux sujets proposés portait sur le thème: "La puissance française dans le monde". L'Éducation Nationale a osé, au moment où SARKOZY se réjouit de présider l'Union Européenne pour six mois, demander aux élèves de Troisième de rédiger un devoir "montrant que la France est une puissance mondiale" sur le plan économique, militaire et culturel!!! Que devient l'idée européiste?
De plus, les documents d'accompagnement comprenaient un tableau de quatre sociétés françaises présentes dans le monde, une planisphère de la présence militaire nationale et un extrait du Rapport que l'ancien ministre Hubert VÉDRINE a présenté l'an dernier au Président de la République. En voici le texte:


Document 1 : La France, une puissance mondiale

Avec seulement 1 % de la population [mondiale] sur 1 % du territoire [mondial], elle est la cinquième puissance économique mondiale. La réussite mondiale des grandes entreprises françaises est spectaculaire. Ainsi parmi les 500 premières entreprises mondiales, 39 sont françaises (2ème place après les Etats-Unis) devant la Grande-Bretagne (38) et l'Allemagne (32).
Les capacités technologiques françaises (aéronautiques, spatiales ... ) sont de premier plan.
A cela s'ajoutent de nombreux autres atouts, qui ne sont pas strictement économiques :
- notre langue, une des cinq ou six langues de culture et de civilisation,
- notre politique étrangère, une de celles qui comptent,
- notre capacité militaire à l'extérieur, la plus forte en Europe après celle des Britanniques,
- l'image de qualité de la vie en France,
- sans oublier un formidable potentiel agricole.
Ce tableau ne justifie pas un excès prétentieux de confiance en soi - il y a beaucoup à faire - mais il invalide le pessimisme ambiant. Il appartient aux dirigeants politiques de l'assumer.

D'après H. Védrine, Rapport pour le Président de la République sur la France et la mondialisation, Paris, Présidence de la République; 2007.

Un texte qu'il est bon d'avoir fait connaître aux jeunes Français.
Mais le "politiquement correct" antinational est revenu subrepticement par l'intermédiaire des conseils de correction donnés aux professeurs. Ils se terminent par un "NB: On bonifiera sensiblement une rédaction qui nuance cette puissance". Toujours, à l'Education Nationale, on agit contre le terme "Nationale".

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