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mercredi, 23 juillet 2008

La 24ème révision de la Constitution: un viol légal et habituel

27.jpgRoger ANTECH, dans "Nice-Matin" du 22 juillet, trouve que la réforme de la Constitution "a singulièrement manqué (de souffle)" car elle a été précédée par des tractations, des sommations et des oukases". Tout le monde le sait d'autant mieux que les chefs de l'UMP et le président de la République lui-même ont reconnu avoir pratiqué des pressions jusqu'au dernier moment pour obtenir des votes positifs.
Les parlementaires qui ont voté n'étaient pas convaincus de la nécessité de cette réforme. Ainsi, "La Provence" du 21 juillet cite le sentiment du député marseillais Roland BLUM (qui se serait prononcé défavorablement si le principe du référendum pour l'adhésion d'un nouveau pays à l'UE n'avait pas été maintenu): "on a perdu beaucoup d'énergie pour quelques réformettes". Mais, pour Nicolas SARKOZY, cette révision était importante pour marquer son passage à la tête du pays et gouverner comme il l'entend. Roger ANTECH ne l'a pas compris, lui qui écrit aussi: "une Constitution n'est pas un costume taillé sur mesure pour le Président en place".
Depuis de GAULLE, chaque chef de l'Etat a modifié (23 fois en 50 ans avant cette année!) ou interprété à sa façon le texte constitutionnel.
En conséquence, il n'y a pas lieu d'accorder beaucoup d'importance à ce nouveau viol légal.
Plus grave, est le viol de la tradition et de l'âme française depuis deux siècles.

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