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jeudi, 31 juillet 2008

Lectures d'été (4): Bernanos, l'imprécateur

T637633A.jtn.jpegPlus faciles à trouver que ceux de Charles MAURRAS, les livres de Georges BERNANOS ne sont pas toujours présents sur les rayons des bibliothèques. Ils devraient être plus facilement accessibles car la famille BERNANOS a repris les droits que Plon détenait (et utilisait très peu) pour confier la réédition de l'écrivain au Castor Astral.
En cette année BERNANOS (120ème anniversaire de sa naissance et le 60ème anniversaire de sa mort), sont donc parus "Les grands cimetières sous la lune" avec la préface de Michel DEL CASTILLO et "Sous le soleil de Satan" préfacé par Sébastien LAPAQUE. Il est prévu de faire paraître "Français, si vous saviez" avec une présentation de Gérard LECLERC.
En attendant les prochaines rééditions, les anciennes sont toujours disponibles et permettent de prendre contact avec le style nerveux, éclatant, enfiévré d'un auteur qui, imprégné de christianisme et de tradition, n'hésite pas à dénoncer toutes les injustices d'où qu'elles viennent. Ses convictions royalistes n'en font pas un maître à penser comme Charles MAURRAS mais fournissent des pages qui ne laissent personne indifférent et dont les leçons sont toujours à méditer.

mercredi, 30 juillet 2008

Droite, où est ta victoire?

Pour montrer la situation intellectuelle de notre pays, il est intéressant de rapprocher la décision prise le 9 juillet par le tribunal administratif de Marseille et l'article paru dans "Le Monde" du 15 juillet intitulé: "La droite affirme qu'elle a gagné la bataille idéologique".

Le 9 juillet, Le tribunal administratif de Marseille a estimé que l'arrêté du 23 juin 2005 par lequel le maire de Marignane" autorisait l'association Adimad à occuper un emplacement du cimetière Saint-Laurent Imbert pour ériger une stèle est annulé".
Pour le tribunal, il faudra "prendre toutes les mesures nécessaires à l'enlèvement de la stèle", effectif dans un délai de quatre mois, sous astreinte de 100 € par jour de retard passé ce délai.
Cette stèle a été édifiée en 2005 à la mémoire des combattants de l'Algérie Française.

Stelemarignane.jpg


Sans remâcher les ressentiments de la guerre d'Algérie, cette décision est à méditer car, si elle est confirmée en appel, elle consacrera les erreurs de la droite.
- Erreur technique, tout d'abord: la concession aurait dû être votée par le conseil municipal et non pas décidée par le seul maire Daniel SIMONPIERI.
- Erreur tactique, ensuite. La stèle, qui porte l'inscription: AUX COMBATTANTS TOMBÉS POUR QUE VIVE L’ALGÉRIE FRANÇAISE, contient aussi les dates des exécutions des fusillés de l’OAS.
Le tribunal a pu se servir de ces dernières pour déclarer que "l’inscription des dates revêt un caractère polémique" et "fait perdre à l’hommage son caractère historique en lui donnant une dimension partisane".
Cet obstacle a été évité par la gauche qui se réunit au cimetière du Père-Lachaise, pour évoquer la Commune de 1871, devant une plaque portant simplement: "aux morts de la Commune - 21 - 28 mai 1871". Cela n'empêche pas d'y organiser des démonstrations avec drapeaux rouges et noirs.
- Surtout, erreur totale de lucidité de la droite gouvernementale. Les initiatives prônant des idées de droite sont systématiquement brimées. Rien de plus faux que l'affirmation du premier ministre qui répète, d'après "Le Monde": "Nous avons gagné la bataille idéologique".
Ainsi, Franck Debié, qui dirige la Fondation pour l'innovation politique, un "think tank" créé en marge de l'UMP, a déclaré au "Monde" :

"Si la droite française a remporté une bataille, c'est davantage celle des principes que des valeurs. Le travail, l'autorité qu'elle met en avant ne sont pas des valeurs typiquement de droite. En outre, elle s'est beaucoup imprégnée des idées de la gauche au lendemain de Mai 1968. C'est clair sur un sujet comme la famille, où elle a préféré accompagner les évolutions plutôt que de s'y opposer."


Bertrand RENOUVIN, dans le numéro d'été du bulletin "Royaliste", fait la même analyse:

"La droite française connaît un effondrement politique, moral, intellectuel, sociologique pire que toutes les défaites subies par la gauche française depuis le début des années quatre-vingt.
La question du « relativisme culturel et moral » mériterait d’être précisée. (...) Le débat sur les mères porteuses au sein du gouvernement montre que la droite sarkozyste n’a pas rompu avec le relativisme moral. Quant à la culture, les libres propos de Nicolas Sarkozy montrent chaque jour son mépris de la langue française.
Enfin, l’envolée sur les vertus indique la confusion des valeurs qui règne en haut lieu (depuis quand la réussite est-elle une vertu ?) et relève de la propagande. Qu’en est-il de la «responsabilité» d’un homme qui trahit comme jamais la fonction arbitrale pour se faire l’agent de l’oligarchie contre les salariés, les commerçants, les entrepreneurs, les retraités... dont beaucoup votent à droite ? Y a-t-il, à l’Élysée et à Matignon, le moindre « respect » pour le choix des électeurs lors du référendum de 2005 ?
La défaite idéologique de la droite ne tient pas seulement à l’échec doctrinal de l’ultra-libéralisme, ici maintes fois souligné, mais dans le mouvement de révolte qui secoue la France mais qui n’a pas encore trouvé son expression politique."


Les royalistes refusent la division entre droite et gauche artificiellement entretenue par le système républicain tout comme ils s'opposent au monopole d'idéologies néfastes à la nation française.

mardi, 29 juillet 2008

Me Murat: une longue vie bien remplie

Maître Antoine MURAT, le doyen des militants royalistes d'AF, vient de s'éteindre à l'âge de 100 ans, le 9782916727325_250.jpgvendredi 25 juillet. Il a été enterré lundi 28 juillet à Bordeaux. La messe a eu lieu à Notre Dame du Bon Conseil.
Il venait de publier un livre fort intéressant sur "La Tour du Pin en son temps" (éditions "via romana"; 386 pages, 29 euros), indispensable pour connaître la vie et les idées de ce grand royaliste social de souche dauphinoise proche de l'Action française. Il peut être commandé ICI ou .
Né à Guéret le 13 septembre 1908, inscrit au barreau en 1931, Antoine Murat, qui avait travaillé avec le bâtonnier Marie de Roux (autre grand nom de l'histoire de l'AF), fut conférencier et rédacteur de nombreuses revues historiques et corporatistes. Il fut aussi un ardent défenseur de l'école libre.
Il a également publié un livre sur "Le catholicisme social en France. Justice et charité" (éditions Ulysse, 1980), qui donne de nombreuses informations sur les royalistes du XIXe et du début XXe siècle.
Il a été membre du comité directeur de l'Action Française.
Jusqu'au bout, il est resté fidèle à sa foi chrétienne et à ses convictions sociales et royalistes.

lundi, 28 juillet 2008

Scène de la vie quotidienne à Marseille

Même si les acteurs de cette scène ne sont pas marseillais, ce fait divers illustre bien les nouvelles mœurs qui s'imposent de plus en plus en France et notamment à Marseille. Cet article a été publié par "La Provence" samedi 26 juillet 2008. Nous n'y ajoutons aucun commentaire.

Frappée parce qu'elle voulait retirer son voile

Elle ne supporte pas la chaleur, Djamila. Et, jeudi après-midi, garée en plein soleil sur le parking d'une grande surface du Prado, à Marseille, la voiture était une véritable fournaise. En sueur, la jeune Lilloise d'origine algérienne, venue passer quelques jours de vacances à Marseille avec son récent époux, a laissé glisser son voile noir. Juste un peu, pour se dégager le cou.
Djamila a supplié. Assuré qu'elle était au bord du malaise. L'acte de "rébellion" était "intolérable". Elle n'a pas vu venir les coups de coude et de poings. En plein visage. Le nez explosé et les joues tuméfiées, Djamila s'en sort avec 10 jours d'ITT parce qu'elle n'était pas "assez musulmane".
Cette scène de violence conjugale sur "fond religieux" serait probablement passée inaperçue si un témoin n'avait pas assisté à toute la scène. Lorsque la police arrive sur place, Djamila essuie son visage ensanglanté avec une serviette. "Elle s'est cogné le nez sur une voiture" s'empresse de dire son mari, Ali Nassakh, un peintre en bâtiment algérien âgé de 30 ans, lutteur à ses heures perdues. Mais la jeune femme, à bout, fond en larmes. Elle avoue aux policiers avoir été rouée de coups parce qu'elle refusait de remettre correctement son foulard.
Placé en garde à vue dans les locaux de la BSU Sud, le mari violent a été présenté, hier après-midi, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille. "La vraie religion de monsieur, c'est le machisme", a tonné le procureur Ecuer, en requérant 8 mois de prison dont 3 avec sursis. Les juges sont allés au-delà. Ils ont condamné l'époux violent à 2 ans de prison dont 18 avec sursis et l'ont placé en détention.

Laetitia Sariroglou et Denis Trossero

vendredi, 25 juillet 2008

Lectures d'été (3): "La "Nouvelle Revue Universelle"

Le n°12 de la "Nouvelle Revue Universelle" vient de paraître. La lecture de cette publication de très haute tenue, dont le directeur de publication est Hilaire de CRÉMIERS et le directeur délégué Christian WAGNER, est une saine occupation pour les vacances.

NRU n°12.jpg



Sommaire:

A nos lecteurs LA NRU
La bonne démocratie : une démocratie limitée ? YVAN BLOT
Mai 58-Mai 68, une crise de civilisation laissée sans réponse BERNARD PASCAUD
La ligne culturelle BENOÎT GOUSSEAU
Deux cents ans, ça suffit ! CLAUDE FOUQUET
La famille dans la culture juridique européenne JEAN-BAPTISTE DONNIER
Société traditionnelle et responsabilités familiales : la collectivité beaufortaine au XVII° siècle ODILE WALTER
Une diplomatie convulsive GILLES VARANGE
France, Europe, monde ... XAVIER WALTER
Vent de crise au Tibet X.W.
Les émeutes au Tibet, illustration probable des crises urbaines à venir DAVID MASCRÉ
La « Question du Darfour » FABIENNE MONCLAR
« Un canard déjà décapité » HENRI BUTTIN
Ephémérides royaux PAUL DE THEVRAY
Critiques et commentaires PIERRE DE MEUSE, G.V.

La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 - Paris - Tel: 01-42-57-43-22

mercredi, 23 juillet 2008

La 24ème révision de la Constitution: un viol légal et habituel

27.jpgRoger ANTECH, dans "Nice-Matin" du 22 juillet, trouve que la réforme de la Constitution "a singulièrement manqué (de souffle)" car elle a été précédée par des tractations, des sommations et des oukases". Tout le monde le sait d'autant mieux que les chefs de l'UMP et le président de la République lui-même ont reconnu avoir pratiqué des pressions jusqu'au dernier moment pour obtenir des votes positifs.
Les parlementaires qui ont voté n'étaient pas convaincus de la nécessité de cette réforme. Ainsi, "La Provence" du 21 juillet cite le sentiment du député marseillais Roland BLUM (qui se serait prononcé défavorablement si le principe du référendum pour l'adhésion d'un nouveau pays à l'UE n'avait pas été maintenu): "on a perdu beaucoup d'énergie pour quelques réformettes". Mais, pour Nicolas SARKOZY, cette révision était importante pour marquer son passage à la tête du pays et gouverner comme il l'entend. Roger ANTECH ne l'a pas compris, lui qui écrit aussi: "une Constitution n'est pas un costume taillé sur mesure pour le Président en place".
Depuis de GAULLE, chaque chef de l'Etat a modifié (23 fois en 50 ans avant cette année!) ou interprété à sa façon le texte constitutionnel.
En conséquence, il n'y a pas lieu d'accorder beaucoup d'importance à ce nouveau viol légal.
Plus grave, est le viol de la tradition et de l'âme française depuis deux siècles.

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mardi, 22 juillet 2008

Lectures d'été (2): MAURRAS l'incontournable

Maurras chemin de Paradis 1941.jpgLes ouvrages de Charles MAURRAS sont pratiquement introuvables dans le commerce. Son œuvre passe parfois pour avoir vieilli. Le style, pêtri de culture latine et grecque, peut paraître inhabituel pour un lecteur du XXI° siècle. Les exemples sur lesquels il basait ses démonstrations ne sont plus d'actualité. Mais la clarté et la logique du raisonnement sont toujours aussi convaincants. Les leçons politiques sont toujours aussi importantes.
La lecture de MAURRAS est indispensable pour se purifier l'esprit et comprendre plus facilement la société d'aujourd'hui.
De nombreux livres du maître de l'AF se retrouvent maintenant sur internet grâce aux animateurs du site Maurras.net qui publient régulièrement des textes de Maurras. Parmi les derniers mis à la disposition de chacun, on peut citer l'indispensable "Kiel et Tanger" et les peu connus "Sans la muraille de cyprès" et "Les secrets du soleil". Chaque œuvre est présentée par un texte qui en explique l'importance.
Allez vite voir ce site: http://maurras.net

dimanche, 20 juillet 2008

Georges BERNANOS à la télévision

Cette année est le 120ème anniversaire de la naissance et le 60ème anniversaire de la mort de Georges BERNANOS (5 juillet 1948).Bernanos.jpg
Ce soir, dimanche 20 juillet, à 20h50 et pendant 55 minutes (et rediffusée à 0 h 59), la chaîne de télévision KTO consacrera son magazine "La Foi prise au mot" au grand écrivain catholique et royaliste, au style éblouissant et au tempérament de feu.
Régis Burnet, l'animateur/présentateur, recevra Mgr Gaucher, évêque émérite de Bayeux-Lisieux, grand connaisseur de l'auteur, et Yves Bernanos, réalisateur, petit-fils de l'écrivain.
Pour Mgr Gaucher, Georges Bernanos "est l'écrivain du Vendredi saint et le chantre du matin de Pâques". Son petit-fils évoquera, lui, le "puissant écrivain, libre d'esprit, fin connaisseur de l'âme humaine".....

Le blog "lafautearousseau" a reproduit le texte de Sébastien LAPAQUE sur "La France contre les robots" paru dans le dossier publié par "Famille Chrétienne".