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vendredi, 03 octobre 2008

La chienlit financière

Ce texte a été publié sur le blog de l'AFE Poitiers.

En démocratie, le pouvoir est dû à l'argent, selon Charles Maurras. On peut s'en rendre compte en voyant à quel point, les « grands » de ce monde, Bush et « notre très cher président » Sarkozy, s'inquiètent pour éviter que les actionnaires perdent leurs investissements. Comme d'habitude, le petit Nicolas, a trahi ses électeurs en se disant libéral et, dès la première difficulté décide d'étatiser l'économie.

Qu'est ce que cette crise ?

Il s'agit de la continuation de la crise des subprimes. Les « subprimes » sont des prêts américains devant permettre l'accession à la propriété des citoyens yankees. Le seul problème, c'est que le taux d'intérêt en est variable. Il se modifient en fonction de la valeur du bien immobilier ; si le prix de la maison chute, le taux augmente. C'est ce qui s'est passé. Les organismes prêteurs saisirent les maisons puisque le taux d'intérêt a monté si haut que la plupart des emprunteurs ne pouvaient plus payer. Mais devant les nombreuses ventes de maisons, les prix de l'immobilier chutent, si bien que les maisons sont vendues à une valeur inférieure à celle de départ. Les instituts de crédits font faillite, entraînant non seulement les banques américaines mais également les banques européennes. Les banques sont alors obligées de vendre leurs actifs. Les marchés s'effondrent, d'où cette crise internationale puisque tous les marchés sont interconnectés.

Passage de la crise économique à la crise politique.

« Le progrès tel que le conçoit la démocratie tend à assurer à l'individu des ressources viagères, mais en le rendant tributaire d'organisations capitalistes » (Charles Maurras, Mes idées politiques, BUP, 1937).
En effet, le travailleur français subit les organismes internationaux s'en même sans rendre compte... La démocratie a vendu le travailleur à la bourse et aux banques. Pour bien voir cela, il suffit de se rappeler que la crise touche seulement un secteur, celui de la finance. L'ensemble des travailleurs, que dis-je des Français, vont devoir supporter ces temps difficiles avec « du sang froid, de la ténacité et du courage » (François Fillon cité par le Figaro.fr). Le gouvernement français, nous apprend que « la crise actuelle aura des conséquences sur la croissance, sur le chômage et sur le pouvoir d'achat » (François Fillon). Mais gouverner n'est-ce pas prévoir ? Prévoir ce type d'événement car même notre premier ministre reconnaît que c'est « une crise comme il s'en produit une ou deux fois par siècle » ?
Notre cher président veut, quant à lui, interdire les excès du capitalisme au niveau mondial... Doux rêveur. C'est bien dans la pensée démocratique de vouloir ainsi tout gérer, de tout placer sous la coupe réglée de l'Etat puisque le citoyen est tributaire d'organisations capitalistes « extérieures et supérieures à lui et dont l'Etat est tantôt le gérant, tantôt le président, tantôt le maître absolu ». (Charles Maurras, Mes idées politiques, BUP, 1937).

En effet, le déficit, selon le budget mis en place par ce gouvernement pour 2009, doit être en hausse. Il n'y aura pas de retour à l'équilibre avant la fin de leur mandat. Pour ce faire, nos gouvernants tablent sur une croissance entre 1 et 1,5%. Or les experts tablent eux sur une croissance entre 0,5 et 0,8%, ce qui ne devrait pas permettre de réduire le déficit en 2012, à 0,5% du PIB comme ils l'estiment. Nos gouvernant plutôt que d'essayer de limiter par tous les moyens le chômage, préfère faire de l'argent puisque: « c'est l'Argent qui fait le pouvoir de la démocratie. Il le choisit, le crée et l'engendre. » (Charles Maurras, Mes idées politiques, BUP, 1937)

Blioberis

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