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samedi, 30 janvier 2010

Le 21 janvier à Marseille (2/3): les interventions de Jean-François Mattéi et du Prince Jean.

             En définitive, ce sont les idées qui mènent le monde. Mais ce mot peut être pris dans son acception réaliste, c'est-à-dire lorsque les idées se fondent sur les réalités de l’Histoire et de la Nature, lorsque la raison humaine se reconnaît des limites et des fondements, ou, au contraire, il peut être pris – et, malheureusement, vécu - dans son acception purement abstraite, lorsque la raison humaine, déconnectée de ces mêmes réalités, enfante des idéologies et des systèmes qu’elle n’aura de cesse d’imposer, ensuite, par la force totalitaire, aux hommes et aux sociétés, généralement pour leur plus grand malheur.

             C’est, en tout cas, ce qu’enseigne l’expérience révolutionnaire, notamment de 1789 à nos jours et l’histoire des deux derniers siècles : français, européens et, Jean-François Mattéi a, sans-doute, raison de le dire, mondiaux car la révolution initiée en France à la fin du XVIIIème siècle s’est répandue, en définitive, sur tous les continents ; elle a ensanglanté et meurtri profondément la planète toute entière, l’arrachant à ses racines et à ses équilibres traditionnels, jusqu’au tréfonds des hommes, des personnes, elles-mêmes..

            C’est ce dont on s’est aperçu, peu à peu, dans de très larges cercles intellectuels, comme, aussi, populaires, notamment à dater de 1989 qui, curieusement, fut, à la fois, l’année du bicentenaire de la Révolution française, dont les commémorations furent un échec, et celle de la chute du mur de Berlin, symbole de l’effondrement du dernier grand mythe, du dernier grand système issu des cycles révolutionnaires : la révolution marxiste, qui en était, probablement, l’ultime incarnation …      

            C’est, en particulier, cette prise de conscience, devenue , aujourd’hui, très aigüe et très répandue, qui, à notre sens, explique et fait tout l’intérêt, l’actualité et, aussi, curieusement, l’importance grandissante, par les foules qu’elles réunissent, des commémorations de l’assassinat du Roi Louis XVI, organisées, un peu partout, en France et, même, à l’étranger, chaque 21 janvier.

            Cette année, nous l’avons dit, l’évènement de ce 21 janvier était à Marseille, en raison de la présence du prince Jean de France, de son épouse, la princesse Philoména et de leur premier enfant, né tout récemment, le prince Gaston de France. Et c’est une assistance, vraiment impressionnante, de plusieurs centaines de personnes qui a participé à la Messe célébrée en l’église de Réformés. Il faut en écouter ou en réécouter l’homélie : à la lumière de la foi chrétienne, elle dit, elle aussi, et magnifiquement, l’horreur des meurtres et des destructions que les idéologies révolutionnaires ont opérées, en France et dans le monde.

            Les royalistes marseillais, depuis une dizaine d’années, avec des concours éminents (Jean-Marc Varaut ; Christian Atias ; Jean-François Mattéi ; Jean-Baptiste Donnier) ont voulu que la commémoration du 21 janvier 1793, jour de l’assassinat de Louis XVI, ne soit pas seulement un jour de deuil ou de mémoire ; qu’en tout cas, elle soit, surtout, l’occasion d’une réflexion historique et politique sur la France, l’Europe et le monde, d’après la grande césure de 1789 et 1793, cause, pour l’essentiel, de ce que Chantal Delsol a appelé, bien-sûr, dans son acception forte, « le souci contemporain ».

            Les vidéos que nous vous offrons de regarder et d’écouter, ici, (Messe des Réformés, repas-conférence à la Société Nautique à Marseille avec les interventions de Jean-Baptiste Donnier, Jean-François Mattéi et du prince Jean de France) ) sont les reflets de cette prise de conscience et de cette réflexion, utiles, sans-doute, à la France d’aujourd’hui.

Repas conférence du 21 janvier 2010 part 2


http://vimeo.com/8999378

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