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dimanche, 03 octobre 2010

Toulon, mercredi 6 octobre : Dîner-conférence, Résister au Libéralisme,

Mercredi 6 octobre, sous-sol de l'église Saint Jean Bosco, paroisse du Mourillon

Diner-conférence à 19h30 avec François Maillot, auteur de l'ouvrage RESISTER AU LIBERALISME 

Ce débat est organisé à l'initiative de Serge Serkissian, pasteur théologien protestant. Monseigneur Dominique Rey honorera de sa présence ce débat sur la redécouverte de la dimension communautaire de l’homme.

L'auteur dédicacera son ouvrage qui sera disponible sur place.


Mercredi 6 octobre, sous-sol de l'église Saint Jean Bosco, paroisse du Mourillon

Diner-conférence à 19h30 avec François Maillot, auteur de l'ouvrage RESISTER AU LIBERALISME 

Ce débat est organisé à l'initiative de Serge Serkissian, pasteur théologien protestant. Monseigneur Dominique Rey honorera de sa présence ce débat sur la redécouverte de la dimension communautaire de l’homme.

L'auteur dédicacera son ouvrage qui sera disponible sur place.

 

EXtrait de l'entretien de Famille Chrétienne avec François Maillot, auteur de l'ouvrage RESISTER AU LIBERALISME 
 

1) Le titre de votre livre, Résister au libéralisme, ressemble à un slogan de l'extrême gauche. En quoi votre critique est-elle différente ?

 La critique du libéralisme a été captée par  le marxisme et la notion de résistance est souvent confondue avec celle de révolution. Je m’appuie sur toute une pensée inconnue en France, mais très dynamique dans le monde anglo-américain : philosophes « communautariens » qui s’attachent à montrer que la conception individualiste libérale nie la dimension relationnelle de l’homme ; historiens des idées « républicains » qui contestent le récit libéral de la modernité et tentent de conjuguer souci de la liberté et sens de la chose publique ; théologiens chrétiens qui récusent la logique de sécularisation et engagent la discussion éthique sur une base de réflexion qui n’exclut pas l’acte de foi. On peut critiquer le libéralisme sans surenchérir dans l’idéologie moderne du « je fais ce que je veux ».

 

2) Parmi les penseurs de la Communauté, des chrétiens figurent en première place. Pourquoi ?

Ils ne sont pas les seuls. Mais s’ils figurent en première place c’est que si l’on veut vraiment porter une critique construite du libéralisme, qui passe inévitablement par la redécouverte de la dimension communautaire de l’homme, on aboutit nécessairement à un questionnement radical sur ce qu’est l’homme. Et là, la grande pensée chrétienne du politique, de saint Augustin à Benoît XVI devient incontournable. C’est elle qui donne les pistes les plus solides pour penser l’homme autrement que l’individu atomisé de la modernité.

 

3) Qu'est-ce qui différencie l'idée de communauté de l'actuel communautarisme ?

Le communautarisme est une idéologie, un absolutisme : il n’y a rien au-dessus de ma communauté. C’est une sorte d’individualisme exacerbé. La communauté, en revanche, n’est pas qu’une idée, c’est une réalité, celle de l’homme, animal politique qui n’est pas fait pour vivre seul. Je ne suis pas un individu désincarné, je suis homme né dans telle famille, parlant telle langue, appartenant à tel pays, professant telle foi. Tout cela contribue à constituer mes valeurs, mon sens de la vie. Et c’est tout cela qui va faire de moi un homme, non pas figé dans un communautarisme étroit, mais capable d’élévation et donc d’universel.

 

4) Cette alternative à la vision libérale n'est-elle pas utopique ? 

Je pense qu’elle serait utopique s’il s’agissait de croire à un renversement au sommet des valeurs de notre société. C’est le prisme français entre le principe de la table rase révolutionnaire ou le désespoir du « tout fout le camp » réactionnaire. Ma réflexion est autre et conduit à Augustin. Il ne s’agit pas de songer à une utopique cité de Dieu sur terre, mais à tenter de faire vivre la cité de Dieu dans les cités des hommes, toutes imparfaites fussent-elles. Tout cela est très concret et très humble : consommer autrement, comme nous y incite le théologien américain William Cavanaugh ; porter une voix chrétienne dans le domaine éthique, en affirmant très clairement cette posture chrétienne. Mais aussi accepter que nous vivons dans un monde pluriel où nos « semblables » portent le voile ou sont pacsés…. L’utopie serait de vouloir revenir à un monde monochrome qui n’a d’ailleurs jamais existé. Augustin dit merveilleusement que la paix est le but que les hommes doivent rechercher avant tout ; mais aussi que la paix est ultimement rendue possible dans le Christ. C’est le paradoxe : la confrontation au libéralisme ne passe pas par une guerre, mais par un dialogue en vérité, non dépourvu de remises en questions radicales et douloureuses. C’est le sens de la parole que porte aujourd’hui Benoît XVI : parole de paix, d’amour et de vérité, parfois tranchante. Le plus grand adversaire du libéralisme aujourd’hui, c’est lui.

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