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mercredi, 10 octobre 2007

la basilique de Reims a 1000 ans : quelle signification pour la France ?

8262a1879efe812d806ff6b0bfb23294.jpgAUCUNE si l'on en juge par l'echo entièrement nul de la célébration du millénaire dans les medias français : aucun article sur cet événement culturel majeur ! Les seuls à s'y pencher sont des membres de la blogosphère catholique (exemple ici).

Pourtant, ce lieu de mémoire est un élément essentiel de l'identité française, là où le sacre a été donné à des dizaines de rois de France, ayant oeuvré pour la construction et le renforcement de la nation française.

Ce manque d'intérêt prouve l'immense vide à combler dans les esprits pour donner une réelle identité aux membres de la nation (préalable à tout discussion sur le bien commun) ; mais cela montre aussi la vacuité des décisions prises par l'actuel gouvernement qui parle d'identité par le biais d'un ministère (celui de l'immigration - sic !) et d'un projet de loi sur l'immigration. Que vaut cela sans le souvenir du passé, sans l'évocation d'où l'on vient ? La monarchie est exclue de l'actualité alors qu'elle est le pilier de l'identité nationale… La France a-t-elle les medias et le gouvernement qu'elle mérite ?

P. S. : Patrice de PLUNKETT souligne le devoir d'espoir de ce millénaire.

Article écrit par Franfil

vendredi, 05 octobre 2007

EADS et le Petit Prince

Dans "La Provence" de jeudi 4 octobre, Philippe LARUE rappelle que EADS est le lointain héritier de Latécoère et d'autres anciens conquérants du ciel. Il supplie: "Reviens SAINT-EXUPÉRY, ils sont devenus fous d'argent!".
En effet, si l'enquête en cours le prouve vraiment, les cadres dirigeants de la société qui construit Airbus n'ont pensé qu'à s'enrichir plutôt que régler les difficultés du groupe. Ils ont "abandonné le Petit Prince dans le désert, avant de passer leurs ordres de bourse".
Mais nous sommes dans une société qui veut le rendement rapide, qui privilégie le court terme, et qui oublie l'intérêt commun. Les institutions politiques en sont l'exemple, elles qui divisent les Français en clans électoraux en conflit permanent. En économie comme en politique, la France a besoin d'une autorité indépendante et d'une grande hauteur de vue.

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Immigration, ADN ET GPS

Thierry MARIANI, député du Vaucluse, a mis le feu aux poudres en proposant son amendement instituant le test 0fd9d8c4c5f1fe5eaf520c5e45d6ff30.jpgADN aux immigrés demandeurs de regroupement familial. Il illustre ainsi la détermination d’élus de terrain qui, loin de la pensée unique, comprennent l’exaspération de très nombreux Français, surtout en Provence. Même vidé d’une partie de sa substance, le texte a été durement critiqué par les bonnes âmes droit-de-l’hommistes, choquées par l’idée d’utiliser une technologie moderne contre l’immigration.
Critiques dérisoires quand on sait que les filières d’immigration clandestine savent aussi utiliser les progrès techniques.

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lundi, 24 septembre 2007

REPONSE À SARKOZY

Lors de sa première conférence de presse, Nicolas Sarkozy a su répondre sur toutes les questions. Mais les journalistes n'ont rien demandé dans le domaine de la réforme des institutions, lesquelles conditionnent les possibilités d'action du chef de l'Etat.
Dans "POLITIQUE MAGAZINE" de septembre, Hilaire de CRÉMIERS exprime ses doutes sur la réfrme des institutions.


LA RÉPUBLIQUE IRRÉPROCHABLE ?

C’est ce que veut le chef de l’État, Mais qu’est-ce à dire ?

 Le 19 juillet dernier, à l’Elysée, le président de la République a délivré sa lettre de mission au comité de réflexion sur les institutions qu'il a lui-même créé en vue de préparer une réforme constitutionnelle qu'il juge indispensable. Il ne s'agit pas de changer de constitution - le président écarte d'emblée cette hypothèse de travail  mais de mieux disposer quelques-uns des ressorts principaux qui en sous-tendent l'articulation générale.

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jeudi, 06 septembre 2007

Le triangle médias, argent, politique (2)

Notre pays reçoit la Coupe du Monde de rugby. D'ores et déjà, le grand vainqueur en est connu: Bernard LAPORTE. Quel que soit le résultat du XV de France, le sélectionneur est assuré d'entrer au gouvernement. Cas unique dans l'histoire constitutionnelle française, l'annonce de sa nomination au poste de secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports a eu lieu le 19 juin pour n'être effective qu'en fin octobre, après la compétition.
Bernard LAPORTE sera ainsi récompensé, pas spécialement pour avoir créé une bonne équipe, mais pour avoir su accompagner la professionnalisation de ce sport. A l'imitation du football, les salaires des joueurs augmentent de plus en plus. Des mercenaires vont d'une équipe à l'autre. Des grandes entreprises y investissent (Michelin à Clermont, les laboratoires Fabre à Castres). Nous sommes au temps du rugby-spectacle, du rugby-paillettes alors que subsiste encore dans les têtes l'aura du rugby des villages et de ses valeurs. LAPORTE a su bien utiliser les médias pour que ce changement, si favorable aux puissances d'argent, s'opère tout en douceur. Il méritera son strapontin gouvernemental.

vendredi, 31 août 2007

LE CLINQUANT ET LE POINT FIXE

Toutes les chaînes de télévision nous montrent jusqu’à l’écœurement des émissions à la gloire de la princesse DIANA, décédée voici dix ans. Elles entretiennent ainsi un mythe qui a singulièrement pâli au Royaume-Uni, le pays pourtant le plus directement concerné.
Dans ses dernières années d’existence, l’ex-princesse de Galles avait hyper-médiatisé ses querelles avec la famille royale. Et les circonstances de sa mort avaient semblé ajouter un discrédit total à la monarchie britannique. Mais l’émotion est retombée et les efforts de Mohammed Al-Fayed, le richissime père du dernier amant de lady DI, pour faire croire à un assassinat politique sont tombés à l’eau. Les Anglais sont revenus à la réalité. La popularité de la reine Elisabeth et du prince Charles sont à leur zénith. Après le clinquant médiatique et émotionnel, ils sont revenus à la Couronne, point fixe de leur identité. Une leçon à retenir.
(voir notre note du 6/11/2006 sur le film "The Queen" qui a contribué à ce retour au réel)

mercredi, 25 juillet 2007

LES ROYALISTES ET LA "BONNE RÉPUBLIQUE" DE SARKOZY

Afin de faire réfléchir à la situation politique nouvelle, nous avons le plaisir de publier les enregistrements des discours prononcés le 30 juin à la réunion de La Ciotat.


Les intellos virent-ils à droite?
Vidéo envoyée par franfil



Les conditions d'une bonne république
Vidéo envoyée par franfil



Atouts et limites du sarkozysme
Vidéo envoyée par franfil

mardi, 24 juillet 2007

AFGHANISTAN: LE ROI OU LE DESORDRE

Lundi 23 juillet, a été annoncé officiellement le décès du dernier roi d'Afghanistan.
2718ac3d2fdf6bba8ad2e68408ec5883.jpgNé en 1914, éduqué en France, Mohammed Zaher Shah monta sur le trône d’Afghanistan à 19 ans après l’assassinat de son père. Il permit à son pays de se développer et de s’ouvrir au modernisme, jusqu’au coup d’Etat de 1973 qui entraîna ensuite l’invasion soviétique et la guerre civile. Exilé à Rome, il rentra en 2001, à la chute des talibans. Il convoqua l’Assemblée traditionnelle des notables, permettant le redémarrage de l’administration et la rédaction de la nouvelle Constitution. Mais les protecteurs américains refusèrent sa remontée au trône, l’empêchant ainsi de remplir le rôle d’arbitre incontesté et de conciliateur qui aurait peut-être pu éviter les déchirements actuels. La Constitution lui donna le titre de “Père de la patrie” et les Afghans le respectèrent jusqu’à la fin.