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mercredi, 13 décembre 2006

LE CHOIX DU PATRON

Ce texte a été écrit par Michel ROCARD dans le numéro de novembre 2006 de la revue « Enjeux-les échos » :
« Je commence à penser que ce principe [l’élection du président de la République au suffrage universel] devient dangereux. Pour deux raisons. D’abord, quand le système médiatique en arrive à dominer le système politique au point de choisir le calendrier, de sélectionner les candidats et de choisir les sujets de débat –ce dont on parle, et surtout ce dont on ne parle pas-, la porte est ouverte à toutes les dérives. Ensuite, l’accès à la télévision est gratuit. Ce prurit de notre système égalitaire a pour résultat (…) de faire des petits candidats (…) les grands bénéficiaires du système.
Par conséquent, notre élection présidentielle n’est plus à titre principal le choix du patron, mais l’étalonnage de l’influence de tout courant politique qui prétend réunir plus de 2 % des suffrages. L’accès au second tour est désormais réservé à celui des chefs de coalition dont le corps électoral est le moins éclaté.(...). La France joue donc le choix du patron aux dés. C’est ultradangereux »

samedi, 25 novembre 2006

LE DUC DE VENDÔME SUR INTERNET

Le prince Jean de France, duc de Vendôme, a donné un long et intéressant entretien à TeleStar.fr dans lequel il explique ses motivations et l'action qu'il mène avec son association "Gens de France". En voici le texte :

JEAN D'ORLEANS, LA FRANCE EN HERITAGE
medium_jean_orleans1_dr.jpgC'est dans un café proche des Champs-Élysées que Jean d'Orléans, protagoniste du documentaire Un nom en héritage, nous a livré les clefs de son engagement. Prévenant, direct, le petit-fils du Comte de Paris, descendant des rois de France, se partage entre son métier de cadre bancaire et ses responsabilités à la tête de l'association "Gens de France". Un premier pas vers l'action publique qui ne l'éloigne pas de ses autres centres d'intérêt et qui font de lui tout autant un homme de son temps que l'héritier de mille ans d'Histoire...
Avez-vous créé "Gens de France" en 2003 dans le but de donner un sens à votre action ?
Cette association est surtout un outil. Depuis 1997-98, j'ai fait un certain nombre de déplacements en France et à l'étranger et je me suis rendu compte qu'il y avait des actions sur lesquelles, régulièrement, on attirait mon attention. Créer "Gens de France" m'a permis d'organiser des axes de travail qui reposent à la fois sur ces demandes et mes propres centres d'intérêt, à savoir : la culture et le patrimoine, la francophonie, la vie locale et l'urbanisation, les sciences et l'éducation, le soutien aux entreprises ainsi que l'aide aux handicapés, une question à laquelle je suis sensibilisé par la maladie de l'un de mes frères et l'une de mes soeurs.
Concrètement, en quoi ces démarches consistent-elles ?
D'abord à donner un éclairage spécifique, médiatique, à une action –sociale, culturelle- menée sur le terrain. Cela va d'une visite à un centre qui aide des enfants tétraplégiques à Pau, à un voyage que j'ai effectué en Arctique et qui a permis d'organiser une conférence sur ce sujet au Muséum d'Histoire Naturelle. Dans un cas je suis spectateur, dans l'autre initiateur, mais, partout, il s'agit d'être un relais, de participer à des événements. Lors de ces voyages, je visite des usines, j'assiste à des rencontres sportives, bref, j'appréhende plusieurs secteurs d'activité, je rencontre toutes sortes de personnes...
Cette façon de communiquer est-elle un moyen de mieux vous faire connaître et de vous positionner comme héritier de la Couronne et recours éventuel ?
La communication en tant que telle ne m'intéresse pas. Elle doit toujours servir un projet. Maintenant, vous savez, ma famille a eu des hauts et des bas... même si là, on remonte un peu la pente (rires) ! Mais de toute façon, notre parole ne suffit plus. Il faut s'affirmer autrement, par l'action, le service du pays. Disons que "Gens de France" rend visible cette implication. A titre personnel, j'en ai besoin pour ne pas perdre pied...

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jeudi, 23 novembre 2006

LES FEMMES ET LE POUVOIR

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Un blog royaliste n'a pas vocation à commenter les multiples épisodes de la campagne électorale mais le cas de Ségolène ROYAL mérite quelques mots.
Un des éléments invoqués pour expliquer la popularité de la candidate socialiste est son appartenance au sexe féminin. Elle est la première femme à être candidate d'un des grands partis politiques à l'élection présidentielle et à avoir (contrairement à Mesdames BUFFET, LAGUILLER et VOYNET) de réelles chances d'arriver à la tête de l'Etat.
Nouveauté en France, pas en Europe où des femmes ont joué de grands rôles dans leurs pays au XX° siècle (comme Mme THATCHER qui a dirigé le gouvernement britannique de 1979 à 1990) et où, actuellement, trois pays ont une reine (Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas), trois autres une Présidente de la République (Irlande, Finlande, Lettonie) et l'Allemagne une femme chancelier.
Nouveauté en France, pas dans l'Histoire de France. Si la loi salique fut invoquée pour réserver le trône de France aux mâles, Charles MAURRAS écrivait pourtant que "ce royaume est peut-être celui qui doit le plus de bienfaits à ses reines". Des femmes, mères ou sœurs de rois, ont été plusieurs fois, du XIII° au XVII° siècle, régentes pendant la minorité ou l'absence du roi:
-BLANCHE de CASTILLE pour LOUIS IX
-ANNE de BEAUJEU pour CHARLES VIII
-LOUISE de SAVOIE pour FRANÇOIS Ier -CATHERINE de MEDICIS pour CHARLES IX
-MARIE de MEDICIS pour LOUIS XIII
-ANNE d'AUTRICHE pour LOUIS XIV
Chaque fois, la nomination de la régente fut considérée comme normale.
Pour le droit de vote, les Françaises durent attendre 1944 (31 ans après la Norvège, 16 ans après le Royaume-Uni) et 1947 pour qu'une femme (Germaine POINSO-CHAPUIS) devienne ministre de plein exercice. Les sénateurs radicaux anticléricaux s'étaient opposés à plusieurs projets par peur que les femmes donnent la majorité à la droite catholique.
Mais on oublie que les mères abbesses et les veuves dotées d'un fief ou exerçant une maîtrise avaient le droit de participer aux élections des délégués aux Etats Généraux.
Il faut donc se que féliciter le P.S. ait renoué avec un passé ... royal.

mercredi, 01 novembre 2006

LES INCENDIAIRES DE MARSEILLE

Il semble s'avérer que l'incendie d'un bus à Marseille qui a fait une victime gravement brûlée était l'œuvre d'un groupe de jeunes écervelés d'origine immigrée vivant dans le quarter où les faits se sont produits. medium_essence.5.jpg
Depuis plusieurs semaines, les médias étaient saturés de reportages et de d'articles sur l'anniversaire des émeutes des banlieues parisiennes.
Il ne faut pas s'étonner que des esprits faibles mais violents aient franchi le pas de la bêtise.

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dimanche, 22 octobre 2006

L’HISTOIRE INSTRUMENT D’UN NOUVEAU TOTALITARISME

Les députés aiment l’Histoire, à un tel point qu’ils veulent imposer leur vision des choses à chacun.
Jeudi 12 octobre, l’Assemblée Nationale a voté une proposition de loi prévoyant de punir la négation du génocide arménien.
Le massacre des Arméniens par les Turcs en 1915 est une réalité historique incontestable, déjà reconnue par le Parlement en 2001. Mais le nouveau texte prévoit des sanctions qui empêchent toute recherche historique dans ce domaine. Ce texte liberticide a été voté par des députés de tous les partis tandis que le gouvernement a laissé faire. Mais Dominique de VILLEPIN a, après le vote, estimé que ce n’était “pas une bonne chose que de légiférer sur les questions d’histoire et de mémoire”. De son côté, Jacques CHIRAC a téléphoné au premier ministre turc pour exprimer ses regrets sur ce vote.
Le premier ministre et le président de la République n’ont-ils donc pas les moyens de se faire obéir par leur majorité et surtout d’assurer à la politique de la nation un minimum de cohérence ?

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mercredi, 18 octobre 2006

LES PRESIDENTIELLES, REMISE EN CAUSE DU SYSTEME FRANÇAIS ?

L’éditorial de Georges LATIL, paru dans “La Provence” de lundi 16 octobre, s’intitule “La France en panne”. L’approche de l’élection présidentielle en est la cause d’après ce journaliste qui écrit notamment:

“A quoi sommes-nous confrontés chaque jour? A un duel permanent de prétendants putatifs, les uns sérieux, les autres nettement plus délétères, sinon anecdotiques, farfelus, voire dangereux. A un gouvernement qui ne peut plus engager de véritables réformes de fond, tout en voulant donner l’illusion, c’est le moins, de maîtriser les choses. a un chef de l’Etat qui fait encore bonne figure sur la scène internationale, tout en rongeant son frein dans l’Hexagone, avec le seul espoir de posséder un ultime pouvoir de nuisance, de suffisance ou d’influence. Bref, à bien y regarder, la France est condamnée à être en panne jusqu’à l’élection présidentielle.”

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vendredi, 13 octobre 2006

PAS D'ÉGALITÉ POUR LES "INDIGÈNES"

La grosse machinerie mise en place pour la sortie sur les écrans du film "Indigènes" a de quoi inquiéter: est-ce une nouvelle opération de repentance?
Et il est vrai que des esprits superficiels pourraient être honteux de croire, d'après ce film, que la France a rejeté les troupes coloniales qui ont permis à la France de faire partie des pays vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale. Mais la dureté de la discipline et de la hiérarchie était la même pour l'ensemble des unités de l'époque, quelle que soit leur structure ethnique.
medium_tirailleur_1_.2.JPGCe film de guerre de moyenne facture montre bien que, tout en s'engageant pour des motifs très variés, ces Nord-Africains considèrent alors la France comme leur patrie et sont même parfois enthousiastes pour la libérer. Ils acceptent les dangers et les privations mais ne supportent pas l'injustice (repas et permissions inégaux avec les Européens). Les sous-officiers et officiers, qui vivent et parfois meurent près d'eux, les traitent avec une considération que ne connaissent pas les bureaucrates des services de la censure ou de la haute administration. Les grands principes de 1789, et notamment l'égalité, ne valaient pas pour tous les habitants des territoires français. Leurs pensions furent même gelées à partir de 1959 par des gouvernements qui proclament que "les hommes sont libres et égaux en droits". Les contradictions du régime républicain ont montré leur nocivité dans les colonies. Quoi d'étonnant à ce que des anciens combattants maghrébins, déçus dans leurs espoirs de reconnaissance et de promotion, se soient retournés contre la France, confondue avec un système politique incohérent?
Deux réserves:
1 - "Indigênes" montre des goumiers et tirailleurs d'une grande moralité. Il faut se rappeler que toute armée en campagne a toujours pillé et violé. Les Italiens des régions où ces hommes sont passés en ont gardé un souvenir horrifié (voir le film "La Ciociara", d'après le livre de Moravia).
2 - Dommage de ne pas voir dans ce film les soldats pieds-noirs qui ont payé un lourd tribut à cette guerre. Ils sont représentés par un sergent qui comprend bien ses hommes et dont l'attitude s'explique quand on apprend qu'il a du sang arabe, ce qui confine au racisme pro-arabe.

jeudi, 21 septembre 2006

LE DEVOIR NATUREL DU PAPE

Autant il est douteux qu’il soit toujours licite de se moquer librement des grandes religions et traditions spirituelles de l’humanité, comme l’avaient fait, il y a quelques mois, les caricatures de Mahomet et comme personne ne se prive de le faire, à longueur de colonne ou d’émission, dès lors qu’il s’agit du christianisme, autant le pape a le devoir naturel de distinguer les religions des fanatismes et de distinguer le christianisme des autres religions, en particulier l’Islam, auquel nos pays de chrétienté sont maintenant quotidiennement confrontés.
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Benoît XVI n’a consacré que peu de place à l’islam, le 15 septembre, dans sa conférence de Ratisbonne, qui traitait, en réalité, des rapports de la foi, de la violence et de la raison. Le pape a joué son rôle de chef de l’église en exposant la spécificité chrétienne.

La violence et les manipulations propres à l’Islam, du moins dans sa réalité amplement manifestée, ne sont pas une nouveauté. Les réactions souvent disproportionnées des populations musulmanes à tout ce qui leur semble les agresser, sont habituelles, encore que leur radicalisation ne cesse de s’aggraver.

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