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lundi, 09 janvier 2012

Marseille : notre 15ème Café politique de samedi : Le déclin de la Civilisation européenne est-il irréversible ?....

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        Il a fallu pousser les tables et faire apporter d'autres chaises : la salle était complètement remplie... Il était juste que les participants aient répondu aussi nombreux à l'annonce de la venue de Jean-François Mattéi : il a tenu son auditoire sous le charme du premier instant jusqu'au dernier : l'érudition, avec l'humour en prime, la hauteur des vues et l'élévation de la pensée : le tout pour traiter un grand sujet qui touche à l'existence même de la civilisation européenne, la nôtre.

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Jean-François Mattéi : la révolution copernicienne de l'enseignement (II/IV : L'éducation progressiste)

1 L’éducation progressiste

 

        On argue souvent que les enfants d’aujourd’hui ont d’autres moyens d’information que l’école et que la culture de masse à laquelle on les prépare aujourd’hui est radicalement différente de la culture élitiste du passé, pétrie de littérature, de philosophie, d’art et de science. On argue encore que ces mêmes enfants ne voudraient plus être chargés de ces savoirs, qu’ils ne souhaiteraient plus assumer cet héritage, à leurs yeux obsolète et désuet. C’est admettre d’emblée que les enfants de milieux différents resteront soumis à des héritages culturels différents et, bientôt, répondront à des capacités intellectuelles différentes puisque l’école, loin de combler les inégalités, ne réussit qu’à les accroître.

        Il est pour le moins paradoxal que la massification de l’enseignement, manifestée dans le discours pédagogique dominant par le primat du « groupe-classe » sur l’élève individuel, échoue collectivement à réduire les inégalités que l’on voulait éradiquer. Si l’éducation actuelle, ravagée par le pédagogisme, ne parvient pas à réaliser ses propres objectifs, sans même envisager les finalités dépassées de l’éducation classique que Léo Strauss qualifiait de « libérale » (4), c’est parce que son modèle est de part en part erroné. Pourtant, le système scolaire continue d’imposer aux élèves et aux professeurs des principes et des méthodes pédagogiques qui, non seulement échouent à atteindre leur objectif social, mais encore s’en éloignent, au point de creuser un écart impossible à combler entre ceux qui savent déjà et ceux qui ne sauront jamais.

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samedi, 07 janvier 2012

Dans La Provence, notre Café de ce soir, avec Jean-François Mattéi.....

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Jean-François Mattéi : la révolution copernicienne de l'enseignement (I/IV : Introduction)

Résumé :

 

        La pédagogie moderne, depuis John Dewey, a bouleversé le rôle traditionnel de l’école en réduisant un « lieu de réflexion » à un « lieu de vie » assimilé au processus de socialisation de l’élève, au lieu de viser une autre fin : l’humanisation de l’homme. Aussi « le pathos de la nouveauté » qu’Hannah Arendt avait dénoncé dans l’éducation contemporaine, prend-il désormais la forme d’une idéologie de la rupture avec les principes de l’éducation libérale qui formaient un être humain cultivé. La rupture du lien avec l’élève, du lien avec le maître, du lien avec le savoir, du lien avec la substance de l’enseignement – sacrifié à un pédagogisme procédural –, et finalement du lien avec la fin de l’éducation – former un homme – ont abouti à un échec patent dont tous les rapports témoignent.
        Tant que le système scolaire ne reviendra pas sur cette stratégie de rupture envers l’autorité de la connaissance, nul ne pourra rectifier les échecs endémiques de l’éducation, ni édifier une pédagogie qui permette à chaque enfant d’accéder à son humanité. Si nous n’entreprenons pas cette révolution copernicienne qui place le savoir, et non l’élève, au cœur de l’école, il est à craindre que l’illusion politique de demain ne vienne renforcer l’illusion pédagogique d’aujourd’hui.

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vendredi, 06 janvier 2012

Un PDF à votre disposition pour un livre fondamental : Le Regard vide, Essai sur l'épuisement de la Culture européenne

        Le regard vide, de Jean-François Mattéi

         Pour donner au maximum de personnes l'envie d'acheter et de lire ce livre tout à fait remarquable, nous avons selectionné vingt-cinq extraits - certains très courts, d'autres un peu plus longs - que nous avons réunis en un seul PDF, pour la commodité de la consultation.

         Trois chapitres ont été selectionnés dans leur totalité : ils forment trois de nos 31 Grands Textes : les Grands Textes XIV, XV et XVI.

         C'est dire assez l'importance que nous attachons à ce livre dont nous pensons qu'il faut être reconnaissants à Jean-François MATTEI de l’avoir écrit. En effet, comme nous le disons dans l'introduction de ce PDF, il faut lire et relire ce livre, le méditer, en faire un objet de réflexion et de discussions entre nous. Il dit, un grand nombre de choses tout à fait essentielles sur la crise qui affecte notre civilisation - et, bien-sûr, pas seulement la France - dans ce qu’elle a de plus profond.

         Ce livre nous paraît tout à fait essentiel, car il serait illusoire et vain de tenter une quelconque restauration du Politique, en France, si la Civilisation qui est la nôtre était condamnée à s’éteindre et si ce que Jean-François MATTEI a justement nommé la barbarie du monde moderne devait l’emporter pour longtemps.

 

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Le regard vide - Essai sur l'épuisement de la culture européenne, de Jean-François Mattéi. Flammarion, 302 pages, 19 euros.

 

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jeudi, 05 janvier 2012

Jean-François Mattéi : La colonisation, vecteur d'universalité....

        Pour cet entretien, paru dans Le Point le 26 mai 2011, Jean-François Mattéi aurait du être intérrogé par Elisabeth Lévy. C'est finalement Michel Colomès qui l'interrogea : on peut le regretter, mais Mattéi, lui, est bien Mattéi, et c'est l'essentiel..... 

        Vertus de la colonisation, laïcité, racines chrétiennes... Dans son dernier ouvrage, "Le procès de l'Europe", le philosophe exalte la culture européenne. Et n'hésite pas à souligner sa suprématie....

"Le procès de l'Europe. Grandeur et misère de la culture européenne", de Jean-François Mattéi (éditions PUF).

"Le procès de l'Europe. Grandeur et misère de la culture européenne", de Jean-François Mattéi (éditions PUF).

 
http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/jean-francois-mat...

Jean-François Mattéi, au Café Politique de Marseille le 7 janvier, à propos du déclin de la civilisation européenne

Copie de Assistant d'exportation-1.jpgCafé Politique de lafautearousseau

samedi 7 janvier, à 18 h 30

(Accueil à partir de 18 h)

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 Le déclin de la Civilisation européennne  est-il irréversible?

 par Jean-François MATTEI

de l’Institut universitaire de France

philosophe, écrivain

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 Café Simon 28, cours Honoré d’Estienne d’Orves, 13001 Marseille

Entrée libre. Participation sous forme d'une consommation.

Renseignements : 06 08 31 54 97

Possibilité de dîner sur place, à l’issue du Café Politique

mercredi, 04 janvier 2012

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore : ils n'ont plus que quatre jours à attendre pour avoir la chance de le découvrir. Qui est Jean-François Mattéi ?

http://portail.unice.fr/jahia/page3475.html 

http://www.puf.com/wiki/Auteur:Jean-Fran%C3%A7ois_Matt%C3%A9i

mattéi, 

et, comme première prise de contact, 2'30" avec lui pour répondre à la question Qu'est-ce que l'esprit français ?


3 QUESTIONS A Jean François MATTEI par LESRENCONTRESDECANNES