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samedi, 19 juillet 2008

Le scandale Tapie

Il est loin le temps où Bernard TAPIE faisait les beaux jours de l'O.M. Mais il a été emporté dans une louche série d'affaires politico-sportivo-financières. Il vient de revenir au premier plan de l'actualité en bénéficiant d'une décision qui va nous coûter cher à nous tous, Français de Marseille et d'ailleurs. Dans son blog, le professeur Jean-Philippe Chauvin l'analyse très bien et nous nous permettons de publier son article.

1074.gifAinsi, Bernard Tapie vient de remporter un véritable succès devant un tribunal arbitral privé qui a décidé de lui accorder environ 285 millions d’euros, comme dédommagement de ses affaires ratées avec feu le Crédit lyonnais : en d’autres temps, cela aurait fait les gros titres de la presse, en particulier « d’opposition » ou « contestatrice », mais « L’Action française » quotidienne de Maurras et Daudet n’est plus là pour relever, chaque jour, les développements de l’affaire, comme en cette année 1934 qui a tant fait fantasmer (de peur…) les partis républicains et les démocrates d’affaires. Et « le Canard enchaîné », comme « Charlie Hebdo », restent d’une grande prudence à l’égard d’un Tapie si prompt à dégainer ses avocats avec la presse… Il n’y a, en gros, que « Le Nouvel observateur » et François Bayrou qui, dans une indifférence à peine polie, évoquent « le scandale Tapie » ! Quant au Parti socialiste, il est depuis longtemps aux abonnés absents…
En tout cas, cette affaire va coûter, selon les journalistes, entre 40 et 50 euros à chaque contribuable français, tout cela pour sauver de la « misère » (sic !) un Bernard Tapie qui, au final, gardera plusieurs millions d’euros. Les soutiens sarkozystes à l’ancien ministre mitterrandien ont beaucoup œuvré pour ce résultat, au moment même où les mêmes demandent aux Français de se serrer la ceinture et parlent de réduire les dépenses publiques. François Bayrou, avec raison, souligne que les 285 millions payés par l’Etat (sans compter les intérêts, ce qui devrait monter la somme à 400 millions d’euros) aux liquidateurs du groupe Tapie représentent « la totalité de tous les salaires annuels des 15.000 postes d’enseignants qui vont être supprimés l’an prochain » ou « l’effacement du déficit de l’hôpital public en France »…
Et M. Bayrou de clamer sa colère solitaire dans une République qui ne l’entend déjà plus !
En tout cas, cette affaire, ce scandale, mérite d’être dénoncé, encore et toujours, et disqualifie un Etat qui ne sait plus faire régner la justice et, ainsi, se discrédite aux yeux de l’opinion publique et, en particulier, aux yeux de ceux à qui il demande de faire des sacrifices pour faire diminuer la trop lourde dette publique. Contre un tel scandale, une telle injustice couverte par les plus hautes instances de la République, « même les pierres hurleraient » !
Et après, on voudrait que je sois républicain, bien sage et modéré, à croire à la République et à ses principes moraux ! En fait, la République, depuis Danton (le Tapie de l’époque…), n’a guère changé : c’est toujours « grands principes et petite vertu »… Je préfère, tout compte fait, un Louis XIV qui fait enfermer l’homme le plus riche de France, et confisque ses biens au bénéfice de l’Etat : aujourd’hui, c’est au contraire la revanche de Fouquet consacrée, d’ailleurs (clin d’œil de l’Histoire ?), le soir de l’élection présidentielle au… Fouquet’s !

mercredi, 02 juillet 2008

Collobrières fait de la résistance

Le site du périodique "Le Courrier international" publie un article paru dans "The New York Times". Il révèle que le village varois de Collobrières utilise de nouveau le franc comme monnaie, comme dans certaines autres localités. Au-delà de l'aspect anecdotique, ce fait montre la méfiance des Français à l'encontre d'une Europe abstraite et éloignée des inquiétudes réelles des populations.
Nous reproduisons ci-dessous le texte de l'article.image003.jpg

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jeudi, 06 septembre 2007

Le triangle médias, argent, politique (2)

Notre pays reçoit la Coupe du Monde de rugby. D'ores et déjà, le grand vainqueur en est connu: Bernard LAPORTE. Quel que soit le résultat du XV de France, le sélectionneur est assuré d'entrer au gouvernement. Cas unique dans l'histoire constitutionnelle française, l'annonce de sa nomination au poste de secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports a eu lieu le 19 juin pour n'être effective qu'en fin octobre, après la compétition.
Bernard LAPORTE sera ainsi récompensé, pas spécialement pour avoir créé une bonne équipe, mais pour avoir su accompagner la professionnalisation de ce sport. A l'imitation du football, les salaires des joueurs augmentent de plus en plus. Des mercenaires vont d'une équipe à l'autre. Des grandes entreprises y investissent (Michelin à Clermont, les laboratoires Fabre à Castres). Nous sommes au temps du rugby-spectacle, du rugby-paillettes alors que subsiste encore dans les têtes l'aura du rugby des villages et de ses valeurs. LAPORTE a su bien utiliser les médias pour que ce changement, si favorable aux puissances d'argent, s'opère tout en douceur. Il méritera son strapontin gouvernemental.

mercredi, 05 septembre 2007

Le triangle médias, argent, politique (1)

Les mauvais coups ont souvent lieu en été, pour passer inaperçus, quand les préoccupations sont le soleil et la plage.
Ainsi, c’est le 13 août que Lagardère a vendu pour 160 millions d’euros au groupe Hersant Média ses publications du Sud de la France (“La Provence”, “Var-Matin”, “Nice-Matin”, “La Corse”, Marseille Plus” et “Marseille hebdo”). Ces journaux évitent ainsi de tomber aux mains d’un fonds d’investissement canadien ou d’un groupe britannique de médias qui s’étaient déclarés intéressés.
Mais il est désolant de lire, le 15 août,sous la plume de Stéphane Duhamel, PDG de “La Provence”: “les principes d’indépendance rédactionnelle, de respect de toutes les sensibilités, d’expression de toutes les proximités, et d’écoute permanente de nos lecteurs sont ainsi aujourd’hui réaffirmés”. Ces mots sont bons mais, soyons réalistes, si Hersant (ou tout autre groupe) achète des journaux, il ne le fait pas pour défendre des grands principes mais pour faire fructifier ses investissements.
Les milieux médiatiques, financiers et politiques ont des accointances de plus en plus marquées, allant même jusqu’à des rapprochements très intimes (dernier exemple: la liaison entre François Hollande et une journaliste de “Paris-Match”). Nous sommes dans la logique républicaine: les politiciens, pour être élus, ont besoin des médias et ceux-ci appartiennent à des financiers qui veulent avant tout gagner de l’argent. Alors, inutile de se cacher derrière des grands mots.

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