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lundi, 03 mars 2008

Nicolas Ier, monarque électif ou logique démocratique ?

La revue républicaine Marianne a lancé un appel républicain contre la monarchie élective sarkozienne. Des grands barons de la politique française ont signé cet appel : Dominique de Villepin, François Bayrou et Ségolène Royal.
Une tradition républicaine bien ancrée est de dénoncer une monarchisation de la République. Quand la République marche bien, c’est grâce à ses valeurs; quand elle déraille, c’est forcément à cause d’une dérive monarchique. Pourtant, il faut bien rappeler que les deux républiques qui ont plus tenu furent la IIIème faite pour le comte de Chambord, et la Vème faite à partir des critiques de Maurras et plus ou moins voulue pour le Comte de Paris qui aurait pu succéder à de Gaulle.
Centralisation de l’administration gouvernementale à l’Elysée, omnipotent sur tous les dossiers et surtout sur toutes les émotions du moment, surmédiatisation de sa personne, font dire que nous sommes en monarchie élective. Mais n’est-ce pas plutôt l’ultime symptôme de la démocratie ?

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lundi, 04 février 2008

FRANÇOIS FILLON EST-IL ROYALISTE?

Ce serait aller vite en besogne. Mais le premier ministre a fourni une réponse très étonnante au journaliste du "Dauphiné Libéré" (édition du 3 février) qui lui demandait si une défaite de la majorité aux prochaines élections municipales serait une sanction du pouvoir exécutif:

"en toute hypothèse, on ne gouverne pas sérieusement la France en changeant de cap tous les 9 mois. Le drame de notre pays, c'est l'absence de continuité politique."

Mais comment avoir la continuité quand les élections se succèdent et que les mandats obtenus sont considérés comme des marchepieds pour diriger le pays?

dimanche, 28 octobre 2007

LA VISION SOCIALISTE DE LA DÉMOCRATIE

François HOLLANDE vient de le confirmer : les socialistes "ne s'opposeront pas" à la ratification du nouveau traité sur les institutions européennes, car il faut que "l'Europe sorte de l'impasse".

Ils ne s’opposeront ni au fond (l’accord de Lisbonne qui reprend 90% de l’ancien projet de Constitution européenne ) ni sur la forme (un vote par le Parlement au lieu d’un référendum). Si la majorité des membres du P.S. avait, lors de scrutins internes, approuvé la défunte « Constitution », c’est bien ce parti, et tout particulièrement son premier secrétaire, qui avait insisté auprès de Jacques CHIRAC pour l’organisation d’un référendum, procédure alors qualifiée de « démocratique ».Mais la démocratie s’efface quand l’intérêt partisan est en cause. Un référendum provoquerait de nouvelles divisions au sein d’un parti socialiste désorienté depuis l’élection présidentielle. Il est plus important pour les éléphants de sauver leur meute que la France. Un référendum est pourtant la procédure demandée par 63% des Français, d’après un sondage Louis Harris. Les socialistes se moulent finalement dans la logique de l’idée de Jean MONNET qui voulait faire l’Europe contre les nations jugées responsables des guerres et sans les peuples.

lundi, 23 juillet 2007

TURQUIE ET DÉMOCRATIE

En Turquie, les élections législatives ont vu la victoire du parti AKP que les médias européens persistent à qualifier d'islamiste modéré. Pour voir plus clair dans la vie politique d'un pays qui influence beaucoup la politique européenne, nous retranscrivons l'article que Gilles VARANGE a publié dans le numéro de juillet-août de "POLITIQUE MAGAZINE".07cfcf3288a2a2b5aa06df8bb6b98fb4.jpg

Derrière le paravent de la candidature à I'Union européenne, les hommes de l'AKP poursuivent l'islamisation rampante de la société.

Les journalistes occidentaux sont à plaindre: ils sont condamnés à tenter d'expliquer à leur public les affrontements politiques en cours en Turquie à la lueur des enseignements de la vulgate démocratique. Voilà en effet, dans ce pays candidat à l'entrée dans l'Union européenne, un camp laïc et un camp islamiste engagés dans une bataille politique de plus en plus acharnée sans que nos medias puissent, comme ils sont accoutumés à le faire, désigner à l'opinion les “bons” qu'il est urgent de soutenir et les méchants” qu'il convient de condamner. Dans cette affaire, le “bon choix démocratique” relève en effet du casse-tête insoluble. Comment trancher en faveur d'un des deux camps en présence quand l'un se veut Ie défenseur de la sacro-sainte laïcité face aux risques du fondamentalisme musulman et quand l'autre se fait le chantre des valeurs démocratiques et de l'engagement pro-européen face à la menace d'un putsch militaire ?

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