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mercredi, 23 juillet 2008

La 24ème révision de la Constitution: un viol légal et habituel

27.jpgRoger ANTECH, dans "Nice-Matin" du 22 juillet, trouve que la réforme de la Constitution "a singulièrement manqué (de souffle)" car elle a été précédée par des tractations, des sommations et des oukases". Tout le monde le sait d'autant mieux que les chefs de l'UMP et le président de la République lui-même ont reconnu avoir pratiqué des pressions jusqu'au dernier moment pour obtenir des votes positifs.
Les parlementaires qui ont voté n'étaient pas convaincus de la nécessité de cette réforme. Ainsi, "La Provence" du 21 juillet cite le sentiment du député marseillais Roland BLUM (qui se serait prononcé défavorablement si le principe du référendum pour l'adhésion d'un nouveau pays à l'UE n'avait pas été maintenu): "on a perdu beaucoup d'énergie pour quelques réformettes". Mais, pour Nicolas SARKOZY, cette révision était importante pour marquer son passage à la tête du pays et gouverner comme il l'entend. Roger ANTECH ne l'a pas compris, lui qui écrit aussi: "une Constitution n'est pas un costume taillé sur mesure pour le Président en place".
Depuis de GAULLE, chaque chef de l'Etat a modifié (23 fois en 50 ans avant cette année!) ou interprété à sa façon le texte constitutionnel.
En conséquence, il n'y a pas lieu d'accorder beaucoup d'importance à ce nouveau viol légal.
Plus grave, est le viol de la tradition et de l'âme française depuis deux siècles.

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mercredi, 16 juillet 2008

Image de Montréal

Le récent voyage du Prince JEAN, duc de VENDÔME, au QUÉBEC, va prochainement faire l'objet d'un compte-rendu sur le site Gens de France.
En attendant, nous publions une photo prise sur le balcon d'où le général DE GAULLE lança son fameux "Vive le Québec libre!". Le prince est à côté du maire de Montréal Gérald TREMBLAY et de Hilaire de CRÉMIERS.

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dimanche, 08 juin 2008

Le sens de mai 68

Antoine de CRÉMIERS a animé le "café actualité" sur le sens de mai 68, le mardi 3 juin 2008 à Aix-en-Provence, et a en donné une analyse très enrichissante.
Les "événements" de mai 68 ont été une révolte et une fête mais pas une révolution. Mai 68 n'est pas une cause mais une conséquence de la modernité. La modernité a rompu avec le passé et a transformé la société en un agrégat d'individus qui sont enfermés dans le présent et la consommation. Seulement, ses soubassements économiques sont en train de vaciller. Une autre leçon de mai 68 nous donne aussi de l'espoir: ce sont les minorités qui peuvent faire l'Histoire.
Regardez l'enregistrement vidéo de cette réunion.