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jeudi, 23 novembre 2006

LES FEMMES ET LE POUVOIR

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Un blog royaliste n'a pas vocation à commenter les multiples épisodes de la campagne électorale mais le cas de Ségolène ROYAL mérite quelques mots.
Un des éléments invoqués pour expliquer la popularité de la candidate socialiste est son appartenance au sexe féminin. Elle est la première femme à être candidate d'un des grands partis politiques à l'élection présidentielle et à avoir (contrairement à Mesdames BUFFET, LAGUILLER et VOYNET) de réelles chances d'arriver à la tête de l'Etat.
Nouveauté en France, pas en Europe où des femmes ont joué de grands rôles dans leurs pays au XX° siècle (comme Mme THATCHER qui a dirigé le gouvernement britannique de 1979 à 1990) et où, actuellement, trois pays ont une reine (Royaume-Uni, Danemark, Pays-Bas), trois autres une Présidente de la République (Irlande, Finlande, Lettonie) et l'Allemagne une femme chancelier.
Nouveauté en France, pas dans l'Histoire de France. Si la loi salique fut invoquée pour réserver le trône de France aux mâles, Charles MAURRAS écrivait pourtant que "ce royaume est peut-être celui qui doit le plus de bienfaits à ses reines". Des femmes, mères ou sœurs de rois, ont été plusieurs fois, du XIII° au XVII° siècle, régentes pendant la minorité ou l'absence du roi:
-BLANCHE de CASTILLE pour LOUIS IX
-ANNE de BEAUJEU pour CHARLES VIII
-LOUISE de SAVOIE pour FRANÇOIS Ier -CATHERINE de MEDICIS pour CHARLES IX
-MARIE de MEDICIS pour LOUIS XIII
-ANNE d'AUTRICHE pour LOUIS XIV
Chaque fois, la nomination de la régente fut considérée comme normale.
Pour le droit de vote, les Françaises durent attendre 1944 (31 ans après la Norvège, 16 ans après le Royaume-Uni) et 1947 pour qu'une femme (Germaine POINSO-CHAPUIS) devienne ministre de plein exercice. Les sénateurs radicaux anticléricaux s'étaient opposés à plusieurs projets par peur que les femmes donnent la majorité à la droite catholique.
Mais on oublie que les mères abbesses et les veuves dotées d'un fief ou exerçant une maîtrise avaient le droit de participer aux élections des délégués aux Etats Généraux.
Il faut donc se que féliciter le P.S. ait renoué avec un passé ... royal.