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mercredi, 05 septembre 2007

Le triangle médias, argent, politique (1)

Les mauvais coups ont souvent lieu en été, pour passer inaperçus, quand les préoccupations sont le soleil et la plage.
Ainsi, c’est le 13 août que Lagardère a vendu pour 160 millions d’euros au groupe Hersant Média ses publications du Sud de la France (“La Provence”, “Var-Matin”, “Nice-Matin”, “La Corse”, Marseille Plus” et “Marseille hebdo”). Ces journaux évitent ainsi de tomber aux mains d’un fonds d’investissement canadien ou d’un groupe britannique de médias qui s’étaient déclarés intéressés.
Mais il est désolant de lire, le 15 août,sous la plume de Stéphane Duhamel, PDG de “La Provence”: “les principes d’indépendance rédactionnelle, de respect de toutes les sensibilités, d’expression de toutes les proximités, et d’écoute permanente de nos lecteurs sont ainsi aujourd’hui réaffirmés”. Ces mots sont bons mais, soyons réalistes, si Hersant (ou tout autre groupe) achète des journaux, il ne le fait pas pour défendre des grands principes mais pour faire fructifier ses investissements.
Les milieux médiatiques, financiers et politiques ont des accointances de plus en plus marquées, allant même jusqu’à des rapprochements très intimes (dernier exemple: la liaison entre François Hollande et une journaliste de “Paris-Match”). Nous sommes dans la logique républicaine: les politiciens, pour être élus, ont besoin des médias et ceux-ci appartiennent à des financiers qui veulent avant tout gagner de l’argent. Alors, inutile de se cacher derrière des grands mots.

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