Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 07 juillet 2008

"Politique Magazine" est sorti

POLITIQUE MAGAZINE - Sommaire N° 65 • JUILLET-AOÛT 2008
sc0000511e.jpg
L'EDITORIAL :
Défense : cri d’alarme

POLITIQUE
- C'EST-A-DIRE : « Régions: quand le rose vire au rouge » par Jean-Baptiste d'Albaret
- ANALYSE : « La grande illusion (il faut fonder l’Europe non sur l’utopie, mais sur la vérité)» par Hilaire de Crémiers
- DANS LA PRESSE INTERNATIONALE par Paul Auprot
- ACTUALITE : « Réforme des institutions: quelle vision d'ensemble ? » par Gérald Darmanin

SOCIETE
- ACTUALITE : « Le pacte européen pour l'immigration : changer de logique » par Xavier Tency
- ZOOM : « Intéressement : une contre-mesure productive? » par François Reloujac
- LA CHRONIQUE JUDICIAIRE : « Où est l’erreur ? » par Jacques Trémolet de Villers
- RELIGION par Gabriel Fonsac

MONDE
- ANALYSE : « Proche Orient: un équilibre fragile » par Christian Wagner
- ACTUALITE : « Uribe à l'assaut des Farc » par Louis Durtal

ECONOMIE
- LA TRIBUNE DE JEAN-LOUIS CACCOMO : « Retraite : la loi, la logique et le contrat »
- BOURSES INTERNATIONALES : « Vers la fin du miracle allemand? » par Stéphane Bleus
- MARCHES FINANCIERS : « Crise en série : et le pétrole en plus » par Guy Francheteau
- VALEURS A LA UNE : « Rexel, la meilleure de la classe » par Xavier Barnich

CIVILISATION, ART DE VIVRE
- ACTUALITE : « 1608-2008 : une année Richelieu en Vendée. Richelieu est-il l’inventeur de la diplomatie moderne ? » entretien avec le député Dominique Souchet
- BEAUX-ARTS : « A bord de la Boussole et de l'Astrolabe » par Alexis-Louis Lardhy
- LETTRES Benoît Gousseau
- LA CAUSERIE LITTERAIRE de Philippe Senart : « Jean-Marie Rouart : une année d’histoire républicaine »
- LIRE : H.de.C, Yves-Henri Allard, Henry Bonnier
- AVEC OU SANS SUCRE : « Du gorgonzola pour Mitterrand » par Léon Francœur
- MUSIQUE : « Les tribulations d'un Chinois français : Louis Laloy » par Damien Top
- CINEMA : « Aki Kaurismäki, quand le tango est finlandais » par Benoît Gousseau
- EXPOSITION: « Fernand Léger, entre Paris et New York » par François Micault
- FESTIVAL DE L’ETE par Bruno-Stéphane Chambon
- LES BONNES TABLES DE PHILIPPE DE MORGNY
- REPORTAGE « Splendeur de Fès … » par J.B. d'A.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris
Téléphone: 01-42-57-43-22 - http://www.politiquemagazine.fr
Abonnement: 1 an: 65 € - étudiants et chômeurs: 32 €

mercredi, 12 mars 2008

LA MAJESTÉ DE L'ÉTAT

Dans le "Politique Magazine" de mars, Hilaire de CRÉMIERS montre que le problème politique majeur de la France est une question d'institutions et non pas de personnes.



La légitimité du chef de l'Etat est-elle remise en cause ? C’est, à n’en pas douter, ce que pense la grande majorité des journalistes qui font l’opinion en France et qui s’amusent à la faire : ce jeu de pouvoir est toute leur passion. C’est aussi, à n’en pas douter non plus, ce que pensent les chefs politiques de l’opposition et bon nombre d’autres aigris qui en profitent pour régler leur compte : pour eux, tout est bon qui ruine le crédit du président de la République. Soit ! Mais alors question : quelle confiance est-il possible et tout simplement permis d’accorder aux institutions ? Dans ce cas, il n’est qu’une réponse : aucune. Cette réponse, ils ne la feront pas, évidemment, puisque ce qui caractérise leur esprit, c’est l’illogisme.
Il faut tout de même dire ici de ces choses fort simples qui ne se disent nulle part ailleurs. S’il suffit de huit mois d’exercice du pouvoir en France pour « démonétiser » l’homme qui, pour la nation toute entière, est censé incarner, d’après les institutions actuelles, la légitimité du pouvoir, c’est qu’il y a un problème politique grave. Ce problème ne tient essentiellement ni à l’homme ni aux circonstances, malgré les campagnes de presse qui sont menées pour le faire accroire. Et, à la vérité, peu importe que le tempérament personnel ajoute ou n’ajoute pas à la question. Les commentateurs se délectent à fournir comme explications des futilités : ils les grossissent pour les rendre énormes ; elles tiennent lieu alors de causes. Eh bien, non: ces explications ne sont que superficielles. Une analyse politique se doit d'aller au fond des choses, même si l'époque répugne à tout ce qui est fondamental. Cette crise est institutionnelle. Proprement française. Elle dure et durera sans remède sauf à y apporter la réponse appropriée.

Lire la suite