23.12.2007

LA LAÏCITÉ POSITIVE OU DE SARKOZY À OTTONELLO

b05a181ba7a38c8aa1e520cdb2099f8d.jpgL'édition du vendredi 21 décembre de « La Provence » indique que « Nicolas SARKOZY a été reçu, hier au Vatican, par Benoît XVI pour une audience consacrée à la situation internationale ». Encore une fois, le quotidien méridional a raté le coche. Ses lecteurs ne sauront rien du discours prononcé par Nicolas SARKOZY jeudi 20 décembre au Vatican à l'occasion de l'attribution du titre de Chanoine honoraire de St Jean de Latran. Rarement, une cérémonie protocolaire aura permis d'entendre un discours d'une telle portée. Pour s'en rendre compte, il suffit de lire les réactions de François HOLLANDE (« vieille rengaine de la droite cléricale ») ou du communiste Patrick BRAOUEZEC (« réduire l'histoire de France à la chrétienté, c'est un peu court ») ou encore du Grand Orient de France (qui s'inquiète de « présenter le fait religieux comme constitutif de l'identité politique et citoyenne, ce qui pourrait entraîner une sérieuse inflexion du modèle républicain français »). Nous engageons chacun à bien lire ce texte. Le Président de la République y décrit le lien de la France avec le christianisme depuis CLOVIS. Il reconnaît que « l'interprétation de la loi de 1905 » (base du dogme laïc) « comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie une reconstruction rétrospective du passé ».551f1d21e50cf4b917ffa3e8d38eec98.jpg La laïcité « n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n'aurait pas dû.(…). Arracher la racine, c'est perdre la signification, c'est affaiblir le ciment de l'identité nationale, et dessécher davantage encore les rapports sociaux qui ont tant besoin de symboles de mémoire. » Ce discours ajoute que la République laïque, qui se dit neutre, est « plus méfiante que bienveillante à l'égard des cultes ». Il montre aussi la faiblesse d'une morale indépendante de la religion et insiste sur le fait que, « dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ». Enfin, ce discours est un appel aux chrétiens : « La France a besoin de catholiques convaincus qui ne craignent pas d'affirmer ce qu'ils sont et ce en quoi ils croient (…), qui témoignent de leur espérance (…), de catholiques pleinement chrétiens, et de chrétiens pleinement actifs ». De telles phrases sont très éloignées de tout ce qu'a pu dire le pitoyable CHIRAC en de semblables occasions. Certains de nos amis diront que ces paroles doivent être suivies d'effets. Il le faut mais n'attendons pas tout de l'État et surtout pas la transformation de la République en une théocratie (ce qui ne serait d'ailleurs pas une bonne chose). Appliquons la phrase de Georges BERNANOS (également citée par Nicolas SARKOZY): « On ne subit pas l'avenir, on le fait ». De plus en plus de catholiques agissent. A Marseille, le soir de ce même vendredi 21, le dynamique père OTTONELLO, curé de St Laurent, organisait une procession aux flambeaux pour célébrer Notre-Dame de Massalia, la madone du Panier. Se montrer, oser agir, chacun dans son domaine, voilà comment combattre le laïcisme et l'islamisation de la France.

01.10.2007

COMMENT LE MOTU PROPRIO EST APPLIQUÉ À MARSEILLE

Dimanche 30 septembre, l’abbé Laurent GREGOIRE de TRELIBERT a dit sa dernière messe à l’église Ste Trinité de la Palud, à Marseille. L’église était pleine, comme d’habitude, depuis que la messe traditionnelle en latin y était célébrée. Et le public n’était pas constituée d’antiques chaisières mais surtout de jeunes couples avec enfants, montrant un visage dynamique du catholicisme. Mais cet élan a été cassé net par la décision de Mgr PONTIER, archevêque de Marseille, en prenant prétexte des ennuis de santé du Père GRÉGOIRE, de supprimer ce que son prédécesseur avait accepté. Les fidèles, désolés ou révoltés, ont appris que leur messe aurait désormais lieu à St Charles, église bien décrépite du centre-ville et que, sous l’autorité du Père ELLUL, des prêtres différents chaque semaine y viendraient à tour de rôle. Organisation compliquée, bien faite pour désorienter. En plus, parmi ces prêtres “tournants”, il est question de l’abbé MÉLIZAN qui, sans être un gauchiste, n’a jamais aimé les chrétiens traditionalistes. Que cherche l’archevêque de Marseille en s’engageant dans une voie très différente de ses voisins d’Avignon et de Toulon? Donner des gages à l’aile progressiste de ses collègues pour obtenir son élection à la tête de la Conférence des Evêques de France? Démontrer, quinze jours après la date de la mise en application du motu proprio de Benoît XVI, que ce texte est inapplicable? En tout cas, et c’est ce qui nous intéresse, une telle situation fait désordre alors que, pour lutter contre la pensée unique, nous avons besoin d’une Eglise unie et forte spirituellement. Pas d'une Eglise en ruines.

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08.07.2007

LE MOTU PROPRIO DE BENOIT XVI

Les médias ont schématisé de façon outrancière le motu proprio sur la messe que Benoît XVI vient de publier. Il ne s'agit pas d'une simple remise en place du latin dans la messe mais de la réalisation du désir du pape de réconcilier les catholiques. Le mieux est de lire le texte officiel. Nous vous proposons le texte du motu proprio et de la lettre aux évêques dans laquelle le pontife donne toutes les explications indispensables. Pour les commentaires, nous vous recommandons ceux du blog lafautearousseau.281d517b448654d3a10dc34dfe570fef.jpg

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