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lundi, 28 juillet 2008

Scène de la vie quotidienne à Marseille

Même si les acteurs de cette scène ne sont pas marseillais, ce fait divers illustre bien les nouvelles mœurs qui s'imposent de plus en plus en France et notamment à Marseille. Cet article a été publié par "La Provence" samedi 26 juillet 2008. Nous n'y ajoutons aucun commentaire.

Frappée parce qu'elle voulait retirer son voile

Elle ne supporte pas la chaleur, Djamila. Et, jeudi après-midi, garée en plein soleil sur le parking d'une grande surface du Prado, à Marseille, la voiture était une véritable fournaise. En sueur, la jeune Lilloise d'origine algérienne, venue passer quelques jours de vacances à Marseille avec son récent époux, a laissé glisser son voile noir. Juste un peu, pour se dégager le cou.
Djamila a supplié. Assuré qu'elle était au bord du malaise. L'acte de "rébellion" était "intolérable". Elle n'a pas vu venir les coups de coude et de poings. En plein visage. Le nez explosé et les joues tuméfiées, Djamila s'en sort avec 10 jours d'ITT parce qu'elle n'était pas "assez musulmane".
Cette scène de violence conjugale sur "fond religieux" serait probablement passée inaperçue si un témoin n'avait pas assisté à toute la scène. Lorsque la police arrive sur place, Djamila essuie son visage ensanglanté avec une serviette. "Elle s'est cogné le nez sur une voiture" s'empresse de dire son mari, Ali Nassakh, un peintre en bâtiment algérien âgé de 30 ans, lutteur à ses heures perdues. Mais la jeune femme, à bout, fond en larmes. Elle avoue aux policiers avoir été rouée de coups parce qu'elle refusait de remettre correctement son foulard.
Placé en garde à vue dans les locaux de la BSU Sud, le mari violent a été présenté, hier après-midi, en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Marseille. "La vraie religion de monsieur, c'est le machisme", a tonné le procureur Ecuer, en requérant 8 mois de prison dont 3 avec sursis. Les juges sont allés au-delà. Ils ont condamné l'époux violent à 2 ans de prison dont 18 avec sursis et l'ont placé en détention.

Laetitia Sariroglou et Denis Trossero